LWTMOSPHÈRK, LA TERRE ET LES MERS
Elle retient elle-mc^nie une partie des rayons solaires qui la traversent ; et réchauffement qui en résulte pour elle varie avec son degré de transparence. Le plus léger nuage suffit à rafraîchir l'atmosphère dans Tombre projetée derrière lui et à rompre un équilibi*e sans cesse poursuivi, jamais atteint. Une des causes les plus actives, non des mouvements généraux qui s'y produisent, mais des perturbations qu'on y remarque, est la vapeur d'eau.
La vapeur d'eau jouit de toutes les propriétés inhërentes à l'état gazeux; mais la facilité avec laquelle elle reprend l'étal liquide et retourne à l'état de vapeur lui donne des qualités particulières.
Les gaz et les vapeurs sont doués d'une force cxpansive tendant à accroître indéfiniment leur volume; mais tandis que l'on peut comprimer, indéfiniment aussi, l'azote et l'oxygène, la vapeur, au delà d'une certaine limite, revient à l'état d'eau, à moins que sa température ne s'élève en même temps.
Les gaz et les vapeurs se dilatent largement par la chaleur et se contractent par le frojd, mais tandis que l'air peut supporter un froid indéfini, le plus faible abaissement de température peut liquéfier une partie de la vapeur d'eau contenue dans un espace donné.
Ces différences n'ont rien d'essentiel en théorie, mais elles ont une grande importance dans la pratique des faits météorologiques : la vaporisation de l'eau et le retour de la vapeur à l'état liquide donnent lieu à une foule de phénomènes constituant à eux seuls une grande j)art de la science dont nous nous occupons. Nous devons donc entrer, à cet égard, dans quelques détails.
Quand de l'eau est introduite dans un espace vide d'air, tel que l'espace existant au-dessus du mercure dans un tube barométrique, une portion de cette eau prend immédiatement l'état gazeux. La vapeur ainsi formée presse à la surface du mercure