VAPEUR D'EAU
siège ot dont nous ressentons les effets, sont limités à cette rouelle superficielle à la terre : les nuages sont les derniers témoins pouvant nous renseigner sur des mouvements que nous avons tant d'intérêt à étudier. On a souvent répété après Biot que la météorologie doit être prUe par en hatU. Cette formule a pu séduire des esprits habitués à Tharmonie d'une science déjà très-avancée comme la physique et l'astronomie, et qui, ne voyant dans la météorologie qu'un dédale de faits sans liaison, désespéraient de voir cette branche de la science se constituer par les moyens jusqu'alors usités. Si Ton entend exprimer par cette formule la nécessité d'observer les nuages comme indices des mouvements existant dans les régions moyennes de l'atmosphère, nul ne conteste cette vérité; mais la formule est alors incomplète: t7 faut prendre la météorologie par eii hatU^paren ha4 et surtout en surface. Si l'on veut, au contraire, atteindre aux plus hautes régions de l'atmosphère et même au delà, le sol manque sous les pieds, et on laisse derrièi'e soi les principes de mécanique, guide indispensable du météorologiste. Ce n'a jamais été la pensée de l'illustre académicien.
g ni. — ¥apenr d'ean.
Nulle part l'atmosphère n'est en repos d'une manière absolue. Les forces les plus légères suffisent à la mettre en mouvement, et Ton rencontre partout des inégalités de température, de densité ou de pression rendant tout équilibre impossible. Si d'une part, elle touche aux espaces planétaires dont la tem|K»rature invariable descend au-dessous des froids les plus rigoureux dont nous puissions nous faire une idée, de l'autre, elle repose à la surface du globe dont chaque point a sa température propre et changeante suivant les pcîriodesdu jour ou de l'année.