VARIATIONS ANNUELLES DE TEHPËRATURK
Lu tumpcralure moyenne du inoisdejuillelouilumois d'aoùl csl encore d'eovirou 5 degrés à Boothia et à Mulotschkin ; mais à MaLotscbkin, située dans les eaux de l'Atlantique nord, la lempèi-ature moyenne du mois de février descend à 22 degrés de lï-oid, et à Boothia, loin des mers ouvertes, elle descend à 56 degrés au-dessous de la congélation de l'eau.
FIg. 19. ^ Tarialiotii nMUDcUn da II limpjnuita » Pilerme ili Ldlb.
Des exemples intermédiaires entre ces régions glacées et la zone équatoriale noqs sont présentés par les ûgures 1 S et 1 9. Uans la première nous avons réuni les courbes des températures de quatre villes situées à des latitudes peu diflërentes, mais à desdistanccs très-in<%ales des mers : ce sont Moscou, Berlin, Gôltingue et Fans. L'amplitude de l'oscillation annuelle dépasse 50 degrés à Moscou \ à Paris, elle est inférieure à i7 degrés, et cependant les mois d'été sont également chauds dans ces deux villes.
UanslaGgure 19, au contraire, nous trouvons deux villes, Palerme en Sicile et Leitli en Ecosse, dont les latitudes sont très-
»4 LES TEUPËRATtlRËS DU GL9BE.
iiicgalcs, mais que les eaux de la mer entourent à peu de dislanw. Lus deux courbes sont à peu près parallèles; les (erapcralurcs; (lu l'hiver et de l'été y diflêrcnt de quantités presque égales.
Les courbes des ligures 15, 16,17, 18et 19 ont été tracées d'après les moyennes de plusieurs années d'observation dans chaque localité; elles pi-uvcnt donc différer d'une manière no-
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table de la courlm d'une année ]irise en particulier. La figure 20 nous en fournit un exemple. Nous y avons figure, k cdtc de l'année moyenne à Paris, l'année 1816 qui a été des plus défavorables à ragricullui'c. Tendant presque toute la durée de eette année ménioi'able, la température mensuelle a été inférieure à sa valeur moyetme el la différence a été sensible surtout pendant la saison chaude. Quant à l'explication de ce fait, nous la trouverons dans une ii'partition anormale de pluies dont l'alwndancc n'oRh; rien d'ailleurs de bien extraordinaire. Cette anomalie dans le régime des pluies a elle-même sa cause dans un changement notable opéré dans la direction des courants aériens et marins à la surface de l'Atlantique, ainsi que nous le verrons plus loin.