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CAUSE GÉNÉRALE DES MOUVEMENTS DE L^ATMOSPHÈRE

ralures inégales. L'air chaud tend à monter et à se superposer a l'air froid, tandis que ce dernier prend un mouvement inverse.

On aura sans doute remarqué que pendant l'biver les rideaux blancs accoles à la surface interne d'une fenêtre tendent à se couvrir de poussière plus abondamment au haut de chaque vitre que dans sa partie inférieure. L'air étant refroidi au contact du verre, tend à descendre, comme l'indiquent les flèches (fig. 25); il en résulte un double courant au travers de 1 étofTe. Le courant supérieur allant de l'appartement à la vitre entraîne avec lui des poussières qu'il dépose à la surface du tissu, tandis que le courant inférieur se trouve moins pourvu de ces corps étrangers. D'un autre côté, l'air est d'autant plus froid qu'il a parcouru sur la vitre un plus long espace, et s'il n'est pas naturellement très-près de son point de rosée, il dépose son humidité à l'état d'eau ou de glace en plus grande quantité en bas qu'en haut de chaque carreau : la tendance naturelle de l'eau à descendre (lar son propre poids est très-loin d'être la seule cause de l'inégalité des dépôts observés.

Ces mouvements, très-circonscrits dans nos habitations, se produisent dans l'atmosphère sur une très- large échelle. La cause première y reste la même : l'inégalité des températures et les différences de densité qui en résultent dans les diverses parties de l'air. Les plus faibles différences de chaleur suffisent pour imprimer à un gaz des vitesses notables. Qu'un rayon de soleil traverse l'air calme d'un appartement, la poussière s'y agite; et l'ombre projetée par un nuage met en mouvement l'atmosphère. Dans l'examen des vents et de leurs causes, mille complications locales viennent jeter la confusion si l'on s'en tient aux faits limités dont nous avons le spectacle ; mais si l'on étend ses regards sur l'ensemble. Tordre réel apparaît bientôt.

Fig. 23.

ilO LES GRANDS GOURANTS DE L^ATMOSPUÈRE.

Dans l'expose qui va suivre, nous ccarlerons d'abord les causes perturbatrices pour tracer les grandes lignes ; ultérieurcmenl nous rétablirons successivement l'action de ces causes diverses en en dégageant les eflets.

g 11. — ClrculatioB iBiertropIcale.

Sur tout le pourtour du globe se développe une région où la température est à son maximum. Cette région ne coïncide pas avec l'équateur; Tinégale répartition des terres et des mers entre les deux hémisphères la reporte un peu au Nord et lui fait subir des déviations dont la planche III nous a montré l'importance; de plus, elle se déplace à la surface du globe en suivant le cours des saisons {voy, pi. IV etV).

Nous ferons, pour le moment, abstraction des irrégularités qu'elle présente et de ses déplacements. Nous supposerons aussi que la terre soit immobile et qu'il soit midi en tous ses points u la fois.

L'air, fortement échauffé sur la zone équatoriale, s'élève en masse vers les hautes régions de l'atmosphère. Parvenue à une certaine élévation qui nous est inconnue, mais qui dépasse plusieurs kilomètres, la nappe ascendante se partage en deux autres, s'étalant dans la direction des pôles.

Le mouvement ascensionnel ainsi produit donne lieu à un appel d'air des deux côtés de l'équateur thermique ; deux autres nappes rasant la surface du sol se dirigent des régions tempérées vers cette ligne. Nous trouvons donc sur tout le pourtour de la terre un double circuit aérien dont la figure 24 nous aidera à comprendre l'étendue.

Envisageons d'abord le circuit nord N. Un courant d*air parti des régions tropicales marche vers l'équateur. Situé dans les

CIRCULATION liNTERTROPICALË. lil

régions inférieures de l'atmosphère et à la surface du globe, ce courant est directement accessible à notre observation ; il constitue les alizés de l'hémisphère Nord. Arrivé à une petite dis- Uince de Féquateur, variable suivant les saisons, il se redresse vers les hauteurs de l'atmosphère, et lorsqu'il a atteint à un certain niveau, il i^prend une direction sensiblement horizon-

I*ôlc mrU.

cr '5.

Pôle >ud

Fig. Si. — Circulation girnénile de l'atmosphùro. vu<> dans un plan vertical

|Kissanl par les deux {xMcs.

taie vers le pôle, en se rapprochant toutefois graduellement de la ten'e à mesure qu'il s'écarte de l'écjuatcur. Maury a donné à cette branche du courant le nom de coiUre-alizé supérieur.

Jusqu'à présent, le circuit n'est pas complet; les alizés et contre-alizés, reliés entre eux par la branche ascendante de la région équatoriale, ne le sont pas encore du côté Nord.

Si la terre était immobile et qu'elle fût éclairée p<artout à la fois, comme nous t'avons supposé, si, de plus, sa surface était partout homogène, la réunion des deux branches horizontales s'opérerait sans doute vers le Nord comme elle a lieu vers le

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