LES GRANDS COURANTS DE L^ÂTNOSPIIÈRE
eaux ; 4** au delà sont les vents variables d'entité S.O. et N.O.
Une série pareille se renconli'e dans riiémisphère Sud. Dans la lig. 24, nous avons représenté les deux circuits N
et S en projection dans un plan vertical; si nous les figurons en projection sur la surface de la terre, nous obtiendrons deux nouvelles courbes (fig. 25), dans lesquelles c, c représenteront les alizés inférieurs et d, d les projections 'des cou-
'ig. 2,'i. — Oirculalion générale de raliuofphèrc onlrc , 1* ' ' '
es tropiques, yuc en projection à la surface delà '*" " aUZCS SUperieUl*S.
Equaleur
terri-.
Nous croyons inutile d'ajouti^r que nous envisageons le double mouvement des alizés d'une manière génémle sans prétendre qu'une même particule d'air tournera indéfiniment dans le même cercle.
g IV. — Influence des eontlnents et des mers sur In elrevlniloi
générale de l'atmosphère»
A la surface des nici's, la température varie |)cu avec les saisons. La zone à température maximum est assez régulière sur le Pacifique et l'Atlantique à une certaine distance des tern^; elle s'y déplace de quantités très-faibles relativement îi retendue de Texcursion annuelle du soleil. A la surface des continents, au contraire, celle zone est très-accidentée, et de l'hiver à l'été elle peut franchir de larges esi){ices, ainsi qu'il arrive en particulier dans la mer des Indes. La nappe ascendante suit toutes les inflexions et variations de position de la zone a température maximum. Régulière et presque parallèle à
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réquatcur sur les deux Océans, elle se contourne et se fractionne dans le voisinage de rAmérique et probablement plus encore à la surface de l'Afrique. Le déplacement considérable quMIe subit annuellement dans la mer des Indes y produit les moussons et donne au régime des vents dans ces parages les caractères tranchés qui les distinguent, et nous ont conduit à en faire l'objet d'un paragraphe spécial.
D'un autre côté , la température décroit moins rapidement avec la distance au pôle sur mer que sur terre; la différence est particulièrement sensible au-dessus des grands courants marins tels que le Gulf-stream, rivière du Golfe, (lont les eaux chaudes sortant du golfe du Mexique longent les côtes orientales de l'Amérique du Nord, traversent ensuite l'Atlantique de l'Ouest à l'Est et viennent réchauffer les côtes Ouest et Nord de l'Europe {voy. chap. v) . La chaleur de c^ eaux se communique à l'air, qui se charge en outre de vapeur à leur surface. Devenu plus léger, cet air tend h s'élever dans l'atmosphère; il en résulte celte conséquence d'une haute importance pour nos climats : que les contre-alizés supiTieurs, soutenus par les courants ascendants à la surface du Gulf-stream, au lieu de rétrograder immédiatement en entier vers les régions équatoriales pour alimenter les alizés, se partagent en deux parts dont Tune continue sa route vers le pôle jusqu'à des latitudes quelquefois très-élevées , tandis que l'autre rétrograde pour former les alizés.
A cette part ainsi dérivée se rattachent les circuits secondaire, désignés par les lettres N' et S' dans la figure 24.
L'air ne peut afQuer vers les pôles sans que des courants de retour ne ramènent vers l'équateur une masse fluide équivalente à celle qui s'en est écartée; aussi, dans chacun des circuits N' et S', avons-nous figuré un double courant, l'un dirigé vers le pôle, l'autre dirigé vers l'équateur. Le premier est chaud et humide, le second sec et froid.
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En résumé, nous trouvons dans chaque hémisph^ deux circuits ayant pour base commune la nappe équatoriale ascendante. Le premier, que nous ap]>elons circuit direct y est généralement limité aux régions intertropicales; le second, que nous appelons circuit dérivéy n'est en réalité qu'une anse prolongée du premier et s'étend des tropiques à une distance variable des pôles. Ces deux circuits se distinguent l'un de l'autre par des caractères essentiels tenant à leurs positions diverses dans l'atmosphère.
Le circuit direct se développe en hauteur. Tandis que l'alizé rase le sol, le contre-alizé circule dans des régions très-clevées. La dislance qui sépare ces deux courants, jointe à la régularité de leurs allures, les empêche d'empiéter l'un sur Tautreet de S'influencer mutuellement dans leur marche. 11 n'en est plus ainsi du circuit dérivé. La branche prolongée du contre-alizé y est devenue superficielle ; elle rase la surface du sol ; le courant de retour se trouve dans le même cas. L'un et l'autre sont donc au même niveau , simplement juxtaposés et séparés l'un de l'autre par la seule action de la rotation terrestre. Il est des points où ces courants se côloyent, et leurs qualités diverses donnent lieu à des perturbations atmosphériques nombreuses et quelquefois redoutables. Leurs lits se déplacent à la surface du globe, et la succession de l'un à l'autre dans un même lieu y produit de brusques variations dans Télat du ciel : telle est en particulier Torigine des vicissitudes de nos climats tempérés. Âiin d'éviter la confusion, nous conviendrons d'appeler courant équatorial la branche du contre-alizé supérieur prolongée dans le circuit dérivé, et courant polaire le courant de retour dans le même circuit. Ces deux dénominations sont habituellement usitées par les météorologistes.
Ijù contre-alizé supérieur de l'hémisphère Boréal est dirigé déjà du Sud-Ouest au Nord-Est. Le courant équatorial qui n'en est qu'un prolongement, consens d'abord la même direction;
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mais à mesure qu'il pénètre à de plus hautes latitudes, les parallèles qu'il traverse décroissent rapidement d'étendue. Le courant prend donc une vitesse relative de plus en plus grande vers l'Est, et sa direction finit par devenir franchement de rOuest à l'Est. Ainsi, tandis que dans les régions équatoriales les vents courent de l'Est à l'Ouest, à une certaine latitude Nord ils courent au contraire de l'Ouest à l'Est. Ce dernier efTet se produit pareillement dans l'hémisphère Sud.
Dès que le courant équatorial a pris la direction de l'Ouest à l'Est, il cesse de descendre vers le pôle. Par le seul fait de sa vitesse acquise et grâce à la forme arrondie de la terre, il tend alors à se rapprocher de l'équateur. Dans ce mouvement rétrograde, il repasse par des méridiens de plus en plus grands, dont la vitesse est croissante; sa vitesse vers l'Est semble donc faiblir graduellement et se transformer peu à peu en une vitesse relative vers l'Ouest. Le courant polaire, comme l'alizé, souffle finalement du Nord-Est.
Les courants équatoriaux se développent particulièrement h la surface des Océans, au-dessus des courants marins dirigés de l'équateur vers les pôles; les courants polaires s'étalent à la surface des continents ou sur les parties de l'Océan traversées par des eaux froides. 11 existe donc dans notre hémisphère deux <;ourants équatoriaux principaux situés sur les parties occidentales de l'Atlantique et du Pacifique Nords, dans le voisinage des côtes Est de l'Amérique et de l'Asie. Sur ces continents, au contraire, dominent les courants polaires. La proximité de ces courants opposés près des côtes Est des deux continents est la source de la plupart des tempêtes des régions tempérées.
Nous donnons, dans 'la planche Yl, une idée générale de la circulation atmosphérique à la surface du globe : nous n'y avons pas figuré le contre-alizé supérieur qui, à cause de sa situation élevée, n'est accessible à l'observation que dans des circonstances exceptionnelles. Chacune des figures tracées en noir