INFLUENCE DE LA ROTATION DE LA TERRE
Océans et loin des terres. La planche IX, chap. vn, donne une idée exacte de l'étendue qu'ils occupent en moyenne sur l'Atlantique à deux époques opposées de Tannée, l'hiver et l'été. Ils ne sont ni moins réguliers, ni moins étendus en largeur sur l'océan Pacifique.
Ces deux grands courants viennent se fondre dans la nappe ascendante qui les sépare. Ils y conservent leurs vitesses acquises ; mais ces vitesses primitivement convergentes se redressent vers la verticale sous l'influence de l'action solaire, et leur composante horizontale devient très-faible. Entre les régions alizées on trouve en effet les calmes équatoriaiux: . Ce n'est là toutefois qu'un calme apparent, et cette région des calmes est en même temps la région des tornados et des travados des Espagnols et des Portugais : c'est la région par excellence des orages.
Lorsque la nappe ascendante, parvenue à une certaine hauteur s'étale en deux nappes horizontales pour former les contrealizés supérieurs, ceux-ci conservent d'abord leur tendance vers l'Ouest tout en progressant vers le Nord; mais jjeu à peu ils traversent des parallèles dont la vitesse est graduellement décroissante. Ils prennent bientôt de l'avance vers l'Est sur ces parallèles, et leur jdirection apparente s'incline vers le N. E. Parvenus à une certaine distance, dans le voisinage des tropiques, ils s'abaissent vers le sol. Là se reproduit le phénomène signalé dans la nappe ascendante ; les contre-alizés y pénètrent avec leur vitesse acquise et leur tendance vers TEst. Les deux nappes descendantes sont donc animées d'un mouvement de translation générale de l'Ouest vers l'Est ; l'inclinaison de leur vitesse dans le sens de la verticale rend cette vitesse moins ap« parente^ et nous retrouvons à ces latitudes deux nouvelles n> gions dites des calmes tropicaux. En marchant de Téquateur vei-s le pôle Nord, nous rencontrons donc : l'^la région des calmes éqtiatoriaux ; 2® les alizés du N.E.; 5° les calmes tropi-