‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 48 sur 150 · TV · texte numérisé non relu

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lifFLUENGE D£S CONTINENTS ET DES MERS. iSl

même très^bondanL ; fréquemment il aitcinlà de (rès-hciutes la* tiludes, et comme l'ancien continent est très-élendu en largeur, le courant polaire de i*etour oscille à sa surface entre de lar* ges limites, ce qui, dans les moyennes, pourra masquer son existence, surtout à cause des perturbations qui s'y propagent.

Un peu au Nord de l'équateur, le vent soufQe régulièrement d'entre E. et N. E.; au delà du ^O* parallèle, entre l'Amérique et TEurope, il soufDe d'entre S. 0. et N. 0.; on le voit déjà tendre un peu plus vers le N., à la hauteur des côtes de France, des côtes d'Espagne et des côtes de Maroc, tandis que, dans les parages de la Norwége, il revient vers le S.O.; il incline de nouveiiu vers le N. sur la Russie; mais c'est dans l'inlérieur de l'Asie que le courant polaire est le plus habituellement établi.

Le courant équatorial de l'Atlantique s'étend à certaim» périodes de Tannée jusque dans les mers polaires ; mais, dans ce long parcours, il abandonne sur sa route des courants partiels dont l'excursion est d'autant plus limitée vers l'Est qu'ils émergent du courant principal à une latitude moins élevée.

C'est à l'un de ces courants partiels qu'il faut attribuer la tendance marquée des vents à rallier le Nord dans les parages de l'Espagne et du Portugal ; à une autre branche est due l'orienlalion générale des vents entre le N. 0. et le N. E., snr la Russie et la Hongrie; d'autres encore passant au-dessus du cap Nord vont se développer sur l'Asie et rejoindre les alizés sur la zone de déserts de l'Asie méridionale. Chacun de ces courants transporte avec lui des bourrasques dont le caractère est d'imprimer à l'air un mouvement particulier de tourbillonnement sur lui-même, qui dans les moyennes vient masquer le sens général de progression de l'atmosphère.

Imaginons que sur le cours d'un fleuve des tourbillons s'établissent dans la masse liquide, ainsi qu'on en voit quelques

iS9 LES GRANDS COURANTS DE L'ATMOSPUÈRB.

exemples sur la Seine au-dessous des ponts. Un observateur qui noierait à chaque heure du jour la direction de l'eau en un point précis de la rivière et qui classerait ses observations suivant les huit directions principales du vent, obtiendrait une figure analogue à celles que nous avons tracées sur le Nord de TÂtlantique; il accuserait le courant d'inconstance et aurail peine à reconnaître dans les résultats obtenus par lui la marche régulière du fleuve. Le même observateur, se plaçant, au contraire, sur l'un des ponts en son milieu, peut alors embrasser Tensemble du mouvement, et, au lieu de se perdre dans la variété des détails, faire servir ces détails eux-mêmes à préciser les allures du courant.

Les observations employées à la construction des roses de vent dessinées sur la planche VI renferment, confondus dans les moyennes, et le mouvement général de l'atmosphère et les perturbations qu'y produisent les tourbillons. Lorsque nous aurons étudié ces derniers, nous pourrons faire la part de leur influence et les employer comme des corps flottants à la détermination des courants généraux qu'il nous importe de bien connaître, puisqu'ils règlent le parcours des tourmentes el des orages.

§ V. — Influenee des ftalsons sur la ctreiilatioii générale

de l'atmosphère.

Les considérations exposées dans le paragraphe précédent donnent un rôle important aux courants marins et particulièi^ ment au Gulf-stream dans la production des mouvements de l'air dans nos régions tempérées. Cette importance, le Gulfs-tream la doit à sa température élevée relativement à la température des eaux voisines. Or, cet excès de chaleur est surtout prononcé pendant l'hiver, parce que le Gulf-stream s'alimente dans les eaux

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