VARIATIONS DIURNES DU BAROMÈTRE
Une fois l'équilibre des pressions établi sur la verticale d'un lieu, rafTaiblissement de densité dû à la dilatation de l'air et à la plus grande quantité de vapeur qu'il contient, produit son effet ordinaire et d'une manière d'autant plus prononcée que l'air ainsi suréchaufle tend à monter dans l'atmosphère. C'est à l'heure la plus chaude du jour que le minimum barométrique devi*ait avoir lieu si l'on n'avait à considérer dans les pressions que le poids de l'air; mais il faut tenir compte aussi de la vitesse acquise, et l'air continuant à monter, même après que la force qui le pousse a cessé d'agir, le baromètre descend encore après l'heure de la température maximum. Peu à peu cependant, cette vitesse faiblit et s'épuise, son influence dis- |)arait et le baromètre remonte. Sur le soir la température baisse et l'air tend à se contracter. Si le refroidissement commençait par les couches en conlacl avec la surface terresli*e, son premier effet serait une diminution d'élasticité dans ces (*ouches et par suite une baisse de la colonne mercurielle jusqu'à ce que les couches supérieures se soient ébranlées pour venir combler la différence; mais le refroidissement débute par les couches élevées parce que le sol est lent à perdre sa chaleur; c'est par le haut que le mouvement descendant de l'air tend à s'établir, il agit donc dans le même sens que l'augmentation de densité par le froid et le baromètre continue de monter. Bientôt, le rayonnement terrestre faisant de nouveaux progrès, c'est le sol dont la température s'abaisse le plus, l'air lui-même se dépouille d'une partie de sa vapeur qui se dépose en rosée ; un vide et une baisse barométrique ont lieu dans les régions inférieures jusqu'à ce que l'action des rayons solaires ait pu se faire sentir, de là le second minimum.
C'est dans les régions équatoriales que l'oscillation diurne de la température est la plus forte et que les rosées sont le plus abondantes; c'est là aussi que l'oscillation barométrique
diurne est la plus régulièiv et la plus marquée. Elle se conserve même dans la région des calmes équatoriaux au milieu de la nappe d'air ascendante ; les mouvements de descente et de montée de l'air signalés plus haut sont alors dominés par le mouvement général ; mais leur influence reste accusée par des variations périodiques dans la vitesse ascensionnelle; et comme celte vitesse produit une baisse barométrique considérable, ses variations sont accompagnées de variations correspondantes dans la hauteur de la colonne mercurielle.
L'oscillation diurne du baromètre est de 2 à 5 millimèlres el peut même atteindre à 4 millimètres dans certaines régions de la zone inlertropicale; dans nos régions tempérées, elle est à peine de 7 dixièmes de millim. ; cependant si, au lieu de prendre h moyenne de tous les jours de l'année, on sépare les jours de calme et de beau temps des jours pluvieux, on trouve que cette oscillation peut dépasser un millimètre.
g V. — 0»clllaUoiY« Irrégullères du iMuroméire.
Les oscillations régulières du baromètre vont en décroissant de réquateur vers les pôles ; Tinverse a lieu pour les variations accidentelles : presque nulles dans les régions équatoriales, sauf les cas exceptionnels de grandes perturbations, elles sont au contraire très-considérables dans les hautes latitudes. Une baiss*^ anormale du baromètre sous l'équateur est menaçante quand elle atteint quelques millimètres qui passent ordinairement inaperçus dans nos climats. Dans les grandes tem|)êtes, le baromètre peut descendre ou monter de 25 ou 30 millimètres en un petit nombre de jours, sous toutes les latitudes. Nous examinerons à part ces convulsions de l'atmosphère et nous montrerons qu'elles-mêmes obéissent à des règles qu'il est possible de fixer. Nous allons, iei, examiner seulement les rapproche-
OSCILLàTIONS IRRËfiULIËUES DU UAKOMÈTRK. 18»
nicnts trouvés par les météorologisles enirc la liaiilcur du baromèlre et les uhaagemenis de leinpératui-e ou d'huniidiltî i^ésullanl de la direction des vents. Les constructions gi-aplaques ivndront les pliénonièncs plus frappants.
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N XE K SE s SO 0 ^0 K. Fig. 36. ~ ViriitioBs du l«romèlre >tm I» tcdIk 1 l'aria, Lowlio, CuiwuhijDr
Dans les figurL-s 56 el 37, les liuil lignes verlicalcs correspondent aux huit direclious principales du vent et sur chacuue
d'vWca nous avons porlc une longueur propoiiionnelle à la hauteur moyenne du baromètre sous l'influence du veut correspondant. On voit que, d'une manière générale, la pression atmosphérique augmente par les vents des régions Non! d qu'elle baisse au contraire par les vents des régions Sud. L'inverse a lieu dans l'hémisphère Austral comme le montre la ligure 58. Cette lui est très-loin toutefois d'être absolue, et elk> e»t sujette à de fréquents écarts. A Pélersbourg le maximum moyen correspond même aux vents soufflant d'entre N. E. et S.E. et à Vienne un second maximum très-prononcé apparaît par \en vents du S. E. On peut remarquer d'abord que les vents généralement constatés et enregistrés sont des vents superiiciel!dont la direction est donnée par les girouettes ; or cesvonli peuvent êti-e influencés par les saillies du sol. Il ne faudrail cejiendant pas attacher une importance e.\afréi-éi! à ces influences locales. La hauteur du baromèlre est le résultai complexe de causes nmltiples.