VARIATIONS DIURNES DU BAUOBIÈTRE
tfant la nuit, avec lëlat de calme ou d'agitafion de Fair
Si la température varie beaucoup du jour à la nuil et surtout si elle varie avec une grande régularité, roscillalion barométrique sera très-prononcée ; dans le cas contraire elle sera faible. Mais l'influence prépondérante réside dans la facilité plus ou moins grande avec laquelle s'établissent les courants ascendants ou descendants de l'atmosphère. L'air, dans nos climats, est trop fréquemment troublé par des mouvements d'origine étrangère pour que l'oscillation barométrique diurne
iT»
Ninuit
Guatra.
(Iiiinana.
Grand Océan Équaipiir.
midi
minuit
Fig. M» <- Variations horaires du l>aronièlr« à Guayra, Cumana et dans le^t région»
éqaatoriale!» du grand Océan.
Calcutta.
Padouf*.
llallo.
j>ik>
Minuit 5 6 9 midi 5 0 9 minuit
Fig. 3i. — Variations horaire*» du Iwroniétro à llallo, Padouc et Calcutta.
y soit bien accusée; pendant certaines journées de Télé et même de l'hiver, on voit cependant les sinuosités de la courbe barométrique diurne se rapprocher sensiblement de celles que l'on remaixjue dans des régions plus méridionales. A l'équateur m^me elle peut varier du simple au double suivant les lieux. Au lever du soleil, le sol et la couche d'air en contact avec
lui commencent à s'échauffer. L'élévation de la température de
Tair produit nécessairement l'un ou l'autre des deux ofTets suivants; ou le gaz se dilate et devient moins dense, ou, s'il est empêché de se dilater, sa force élastique augmente. Ajoutons que pendant que l'air s'échauffe il reçoit de la vapeur d'eau fournie par le sol. Ou cette vapeur d'eau se fera sa place dans l'air qu'elle dilatera et dont elle diminuera encore la densité ; ou bien, si l'air est empêché de se dilater, elle ajoutera sa force élastique à celle du gaz, qui crpitra d'une quantité correspondante.
Ces deux hypothèses se traduisent l'une et l'autre, et successivement, dans les faits diurnes.
Zurich.
Kauliloro.
TiO
minuit r> H î) midi 3 0!) minuit
Fip. 3.">. — Variations horaires du baromètre à diveràes hauteurs.
L'air pour s(> dilater le matin est obligé de refouler les couches d'air supérieures, et celles-ci opposent, en vertu de leur inertie, une certaine résistance au déplacement. La force élastique augmentera donc à la surface du sol jusqu'à ce que lt»s couches supérieures aient cédé à la pression des couches sousjacentes. On conçoit aisément, dès lors, que le maximum barométrique du matin se propagera successivement de bas en haut dans l'atmosphère; et on le voit apparaître, en effet, d'autant plus tard et d'autant plus faible qu'on s'élève sur do plus hautes montagnes. Li figure 55 nous le montre à neuf lieures s!ir le lac de Zurich et trois heures plus tard sur le Kaulhorn.