OSCILLATIONS IRRÉGULIÈRES DU BAROMÈTRE
s'incline vers l'Est et présente une forte convexité dirigée vers le Nord-Ouest ou le Nord. La pression est forte, au contraire, dans la concavité de cette courbure, ainsi que dans la région où le courant équatorial arrive avec une vitesse mourante et où Tair s'accumule avant de reprendre sa route vers les régions méridionales; elle est forte, enfin, partout où Tair est naturellement animé d'une vitesse descendante comme dans les régions tropicales. En dehors de ces causes générales, les mouvements tournants de l'atmosphère sont accompagnés en leur centre d'une forte baisse du baromètre, baisse à laquelle correspond une hausse équivalente sur une partie de son pourtour. La relation entre la direction du vent et la hauteur du baromètre, en un lieu, est donc liée à la position de ce lieu par rapport à la trajectoire habituellement parcourue par ces mouvements tournants, comme elle est liée à Tétat du mouvement général de l'atmosphère en ce lieu. Ce sont là des points sur lesquels nous reviendrons nécessairement en nous occupanl des tempêtes et en faisant connaître les cartes synoptiques de l'Observatoire impérial.
Nous n'avons pas parlé jusqu'à présent des iniluenees purement mécaniques dues aux saillies de la surface du globe. Elles ont cependant une certaine importance dans la production des variations du baromètre comme dans celle du vent. Lorsque, par exemple, un courant du N. 0. s'établit sur la France, les Pyrénées et les Alpes font obstacle à sa progression. La pression s'accroît au Nord-Ouest de ces deux chaînes; elle diminue au Sud-Est, et la pression devient quelquefois relativement très*faible à Barcelone et surtout dans le golfe de Gênes; mais ce sont là des influences trop spéciales pour que nous nous y arrêtions en ce moment.
Des considérations d'un autre ordre nous font également renvoyer à la fin de cet ouvrage Tétude des relations existant entre la hauteur du baromètre et Tétat du ciel, Ces relations
sont trop complexes pour elre abordées incideniinenl, el nous leur cousacrerous un ehapili'c spécial.
Nous lerminerons ce chapitre par quelques chiiTres tle^tiiici; à donner une idée des variations du baromètre aux divei-îses latitudes.
L'amplitude moyenne des oscillations barométriques mensuelles est de 2"",7 à Batavia, de 10 millim. à Rome, de 17'"'",:J à Paris, de 18"'",9 à Bruxelles, de 20 millim. à Sainl-Péleiv bourg, de 24"°,4 à Nairn dans le Labrador. A latitude égale, elle est moindre dans l'intérieur des continents que dans le voisinage des côtes; elle diminue rapidement à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère, et c'est surtout dans les couches inférieures de Tair que les oscillations se manifestent.