THE NEW YORK PUBLIC T.TBPARY
TILDLN iUUN DATIONS R L
fluence; les orages sont un produit du cyclone, ils peuvent en aggraver et en compliquer les effets ; la cause de ses mouvements violents est ailleurs. Nous la rechercherons bientôt, mais nous pouvons trouver déjà, dans le tourbillon lui-même une fois produit, les causes de sa durée.
Une toupie qui tourne conserve son mouvement de giration tant que sa vitesse initiale n'est pas détruite par les frottements. Les conditions sont tout autres dans un tourbillon ou tout se renouvelle. Les masses d'air qui le composent à un moment donné ont disparu quelques heures après par le pourtour du disque tournant : elles sont remplacées par d'aulres, prises dans un état de repos relatif et qu'il faut mettre en mouvement jusqu'à ce qu'elles soient à leur tour éliminées de la masse en rotation. Ce n'est donc pas un état qui dure dans la même masse de matière, mais qu'il faut reproduire sans cesse avec des matériaux nouveaux; et, déplus, les résislances dues aux frottements tendent à éteindre le mouvement.
Revenons à notre figure 44 et imaginons que la section qu'elle représente soit faite suivant un méridien. Les masses d'air qui affluent par le bas ou par le haut de toutes les directions vers le centre viennent de divers parallèles et sont animées, dans le sens de l'est, de vitesses différentes.
En partant de la vitesse moyenne du centre d'aspiration, l'air venu du nord est doué d'une vitesse moindre, il semble rétrograder vers l'ouest; l'air venu du midi est, au contraire, doué d'une vitesse plus grande, il semble porter à Test. Ces deux tendances opposées produiraient à elles seules un mouvement tournant : elles l'entretiennent quand il existe déjà. C'est ce qui imprime à toutes les tempêtes faibles ou fortes qui sévissent sur l'hémisphère nord une rotation toujours de même sens, et aux tempêtes de l'hémisphère sud une rotation toujours de sens contraire. Si l'air se renouvelle sans cesse dans le mouvement tournant, les masses qui s'y succèdent ont
en elles lesélémenls nécessaires à leur tourbillonnement: le résultat est le même que si la masse en mouvement ne se renouvelait pas et fonctionnait comme un corps solide. Restent les pertes par frottement.
Nous avons vu que d'abondantes condensations de vapeur d'eau ont lieu dans les tempêtes tournantes. L'eau des pluies s'y trouvait à l'état de vapeur mêlée à l'air ; il entre donc plus de gaz dans un mouvement tournant qu'il n'en sort : la force vive contenue dans la portion qui s'en condense en eau répare les pertes dues aux frottements. D'un autre côté, cette condensation de la vapeur régénère la chaleur consommée dans l'acte de leur formation, et cette chaleur devient une source de travail qui contribue pour une large part à entretenir le mouvement. Les masses d'air, au milieu desquelles elle reparaît, s'échauffent sous son influence et en reçoivent une force ascensionnelle qui aide à l'alimentation du disque tournant \
Un même cyclone peut durer et se promener pendant quinze à vingt jours à la surface des océans ou des continents. Sur ces derniers, toutefois, il s'use plus vite que sur les mers, parce que les frottements y sont plus grands et les condensations de vapeur moins abondantes.
§ m. — Direction da Ycnt dans les cyclones»
Jusqu'à présent nous n'avons envisagé la direction des vents que par rapport à l'axe du mouvement tournant, et nous avons dit que cette direclion était circulaire, avec une tendance à s'éloigner de l'axe dans le disque tournant principal, avec une tendance à s'en rapprocher dans les parties inférieures et supérieures. Si, au lieu d'envisager ainsi les faits par rapport à un axe qui est lui-même mobile à la surface du globe, nous
^ M. Peslin, — note à la fin du volume.