‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 85 sur 150 · DIRECTION DO VENT DANS LES CYCLONES. 2S · texte numérisé non relu

DIRECTION DO VENT DANS LES CYCLONES. 2S

e considérons par rapport à la surface de la terre, les apparents changent d'une manière notable.

Imaginons que Tair se meuve circulairement autour du centre 0 (figure 46), dans le sens ordinaire des cyclones de aotre hémisphère, et ivec une vitesse de 10 lieues à l'heure; ima- ^nons, de plus, que Lout le système se meuve de l'ouest à l'est avec une égale vitesse de 10 lieues à l'heure. La mécaniipie nous apprend que qpiand un point est

Slinsi animé de deux PîK- ^* — composition des ritosscs de l'air dans un qrclone.

vitesses relatives, la vitesse vraie, ou résultante, est représentée en grandeur et en direction par la diagonale du parallélogramme construit sur les deux vitesses composantes. Pour trouver la direction du vent par rapporta la surface terrestre, en chacun des huit points du cercle correspondant aux huit principaux rhumbsdu vent, nous avons fait aboutir à chacun deces huit points deux lignes d'égale grandeur, l'une de direction constante, l'autre tangente au cercle, et nous avons tracé les diagonales des parallélogrammes construits sur ces lignes. Au point A, les deux vitesses égales et opposées ont donné une résultante nulle, c'est le calme. En E, les deux vitesses sont égales et de même sens, elles s'ajoutent; le vent souffle avec une vitesse de 20 lieues à l'heure. De l'un à l'autre point la vitesse va en croissant ou en décroissant, mais en prenant des directions intermédiaires entre les deux directions composantes.

I^ vitesse du vent est donc loin d'être la même sur tout

le pourtour du disque tournant ; elle est maximum sur la droite de la trajectoire parcourue par le centre de la tempête : là est le demi-cercle dangereux; elle est minimum sur la gauche de cette trajectoire : là est le demi-cercle maniable. La différence est d'autant plus accusée que la vitesse de translation du centre de la tempête est plus grande. Celte vitesse est faible dans les régions intertropicales ; le caractère fondamental des cyclones y a été promptemcnt constaté : elle est plus grande dans nos parages, et le même caractère fondamental de nos tempêtes d'Europe a été longtemps méconnu.

Nous voyons d'autre part qu'il n'est pas exact, dans tous les cas, de dire que le centre d'un mouvement tournant est sur la gauche du vent damnne direction perpendiculaire à celle du vent. Il faut d'ailleurs encore tenir compte des vitesses centripètes et centrifuges, et des mouvements généraux de la masse d'air où voyage le cyclone.

Reid et Piddington ont négligé dans leurs études et la vitesse de translation du centre et la vitesse dans le sens du rayon ; ils ont donné aux trajectoires du vent une forme circulaire. Meldrum, en voulant serrer la vérité de plus près, a négligé la vitesse de translation et la composante résultant de ce que cette vitesse de translation diffère de la vitesse générale de l'air dans les couches inférieures de l'atmosphère. Il a été amené à exagérer outre mesure l'effet de la vitesse convergeant vers le centre, dans le diagramme qu'il donne des tempêtes tournantes. La détermination du point occupé par le cenlre d'un cyclone et surtout de la route qu'il doit suivre est, pour le marin placé en mer en face d'une tempête, un problème beaucoup plus complexe qu'on ne l'a supposé d'abord. Il est délicat même pour le physicien placé dans son cabinet devant une carte sur laquelle sont pointés les vents et les hauteurs barométriques, parce que l'axe du tourbillon étant rarement vertical, le minimum de pression coïncide rarement aussi avec

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