‹ Les mouvements méthodiques et la "mécanothérapie" [electronic resource]Chapitre 6 sur 58 · L'ARSENAL DE LA MÉCANOTHÉRAPIE · texte numérisé non relu

L'ARSENAL DE LA MÉCANOTHÉRAPIE

inique et tliérapeiilique. En eftel, si la résistance opposée vient à croître au moment où la puissance musculaire décroît, il faut, pour que le mouvement soit continué, que les centres nerveux envoient au muscle un supplément d'excitation motrice pour vaincre ce supplément de résistance. De là un surcroît de dépense d'inllux nerveux à un certain moment du mouvement. Or il est des sujets pour lesquels ce supplément de dépense serait dangereux ou, tout au moins, pré^judiciable à l'efficacité du traitement, parce qu'il aboutirait à une sensation de fatigue et à une dépression nerveuse consécutive. Chez les neurasthéniques, par exemple, il y aurait là une cause d'aggravation du mal, l'indication formelle étant de donner à ces malades de l'exercice sans fatigue, il en serait de même chez les cardiaques, où l'on serait exposé à provoquer un déploiement d'énergie musculaire suffisant pour éveiller la synergie qu'on appelle effort thoraco-abdominal, synergie qui intervient, ainsi que nous l'expliquerons en parlant de l'exercice chez les cardiaques, toutes les fois qu'un muscle donne son maximum de contraction.

Telle est donc la sécurité que donne au médecin le dispositif du levier de résistance pour le dosage de l'effort musculaire, dans les appareils Zander. Cette rigueur dans la graduation des effets obtenus se retrouve également, comme nous allons le voir, dans les appareils à mouvements passifs.

Les appareils à mouvements actifs de Zander sont au nombre de trente-quatre, répartis en trois séries, dont une correspond aux mouvements des bras, une autre aux mouvements des jambes, et la troisième aux mouvements du tronc. Chacun de ces appareils est désigné par une lettre et par un chiffre : la lettre indique la partie du corps mise enjeu, et le chiffre précise la forme du mouvement. Ainsi, est l'appareil pour la flexion de l'avant-bras, pour l'extension de l'avantbras, A'' pour l'adduction du bras, A^ pour l'abduction;

30 LES MOYENS D'ACTION

W est pour la llexion de la cuisse, 1)" pour l'exlension; C* pour la llexion du tronc étant assis, G' pour la flexion du tronc riant debout, G*^ pour la flexion latérale, etc. — En somme, il y a autant d'appareils à mouvement actif que de groupes musculaires à faire fonctionner.

Nous dirons plus loin l'indication hygiénique ou tliérapeulique de chacun de ces appareils, et nous les décrirons au fur et à mesure que se présentera l'occasion d'en indiquer l'application au traitement des maladies.

Appareils à mouvements passifs.

Ils consistent dans des machines mues par une force extérieure (électricité, gaz, vapeur, etc.) et qui doivent communiquer au corps ou aux membres des mouvements de diverses formes, sans que le sujet ait à faire aucun effort ni à déployer aucune activité volontaire.

De ces appareils, les uns sont destinés à déplacer le corps en totalité : suivant un moiwQmmi vertical, comme l'appareil (l'équitation, ou suivant un mouvement oscillatoire, comme les appareils à balancement, ou encore suivant un mouvement circulaire, comme l'appareil pour la circumduction du bassin. Les autres ont pour but de déplacer seulement une partie du corps, les autres parties demeurant fixes : tels sont les appareils à mouvements passifs des mains, des pieds, des membres inférieurs ou des bras. D'autres enfin font subir au corps ou aux membres certaines actions mécaniques qui ne les déplacent pas, mais modifient leurs parties molles en leur imprimant un mouvement moléculaire, soit par vibration, soit par friction, soit ^diV pression, etc. Tels sont les appareils de massage mécanique.

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