EPREUVE AU NITRITE D'AMYLE
Cette épreuve a été proposée en 1900 par Richard.
Tecanique. — L'inhalation de nitrite d’amyle se fait en vase clos, ou, plus simplement, en cassant une ampoule enrobée dans du coton.
PaysioLociEg. — Deux minutes d’inhalation produisent une accélération du pouls de 10 à 30 pulsations, persistant pendant plusieurs minutes. En même temps, la tension maxima s’abaisse de 2 ou 3 centimètres de mercure, Ja minima n'étant pas modifiée. La durée de l’épreuve est de l’ordre de 6 à 8 minutes.
PATaoLoGiE. — Chez les sympathicotoniques, cette phase très courte est suivie d’une réaction hypertensive intense et rapide. Au contraire, chez les vagotoniques, le premier phénomène est faible et n’est suivi d'aucune réaction.
INTERPRÉTATION. — Richard compare l’action du nitrite d'amyle à celle de l’atropine. Danielopolu considère deux phases dans le cours de l’épreuve : d’abord une vaso-constriction périphérique réactionnelle, puis une vaso-dilatation active, due à l'excitation globale du système vaso-dilatateur. Langeron met la vaso-dilatation au premier plan des ellets directs. D’autres en font un test paralytique du sympathique, ce qui explique l'intensité de l'hypertension secondaire chez les sympathicotoniques. De toutes façons, cette épreuve ne
s'applique qu'à la vasomotricité, et n'est pas un test du
sympathique au point de vue général.