MODALITÉS DE L'ÉPREUVE
Sans prétendre passer en revue toutes les épreuves qui ont été proposées, nous allons voir les principales.
1° Epreuve intraconjonctivale de Lœwi. — Deux gouttes de solution à 1/1.000, qui donnent normalement du myosis, produisant une mydriase notable chez le sujet dont le sympathique est hyperexcitable. à
2° Epreuve intradermique. — On injecte dans le derme IT gouttes de solution à 1/1.000. Chez un sujet normal, il se produit une zone d’anémie centrale du diamètre d’une pièce de 4 à 5 francs, avec un halo périphérique de 5 centimètres de large persistant pendant une heure ou deux heures. L'épreuve se pratique sur le sujet couché et à la peau de l'abdomen. L’excitabilité du sympathique est évaluée d’après l'intensité de la réaction.
PSG EME
3° Epreuve de Eppinger et Hess. — L'injection d’adrénaline chez un sujet normal ou vagotonique ne produit rien. Tremblement, sensation de froid, glycosurie, hypertension, indiquent une hypertonie orthosympathique.
4° Epreuve de Dressel. — On la pratique en injectant 1 cm de solution à 1/1.000 au sujet et en dressant la courbe de sa tension dans la période qui suit, de 5 minutes en 5 minutes. Chez un homme normal, la courbe sera parabolique. Une courbe sinusoïde indique un vagotonique, un clocher, un sympathicotonique. Pour Guillaume, ces différences de courbes n’ont aucune valeur diagnostique.
5° Epreuve de Marañon. — Cette épreuve est basée sur les réactions émotionnelles du sujet après l'injection d’adrénaline. Elle ne peut entrer dans la pratique courante.
6° Epreuve de Gœtsch. — Elle est très employée actuellement. Le sujet, qui reste couché pendant toute l'épreuve, absorbe 100 grammes de glucose. Un centimètre cube de solution à 1/1.000 lui est injecté par voie intramusculaire. Toutes les 5 minutes, et pendant 1/2 heure, on note la fréquence du pouls, le chiffre de la tension, celui de l'indice oscillométrique, et on recherche le réflexe oculo-cardiaque. Toutes les deux heures, pendant 12 heures, on analyse les urines. Les résultats normaux sont :
— le pouls s'accélère de 6 à 8 pulsations après 25 minutes et revient à la normale en 2 heures;
— Ja tension monte de 1 à 3 centimètres de mercure après 30 minutes et redevient normale 2 heures plus tard;
— Ja respiration s'accélère de 2 à 5 par minute;
— le réflexe oculo-cardiaque devient nul ou s’inverse;
— la glycosurie est inconstante;
— la glycémie monte en flèche; È
—— sensation de malaise, avec palpitations et tremblement.
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Ces phénomènes, chez le sujet normal, sont peu importants, et, chez le vagotonique, ils sont nuls. Par contre, le sympathicotonique les présente au maximum. :
Plusieurs reproches sont faits à ce test. Il a, sur celui de l'atropine, le défaut d’un coefficient personnel de l’observateur. D'autre part, il ne met pas seulement en jeu le système végétatif, mais aussi les glandes endocrines et le système de la glyco-régulation.
7° Epreuve intraveineuse. — Dantelopolu estime que l’adrénaline n'est pas, comme l’expériméntation sur l’animal l'avait montré, un sympathicomimétique pur chez l’homme. Ceci explique des résultats paradoxaux. Les petites doses sont vagotropes. Il faut employer les moyennes doses en intraveineuse pour avoir l’amphotropisme. Alors les effets par sympathicotropisme sont plus accentués chez les sympathicotoniques, par vagotropisme chez les vagotoniques.
Que conclure ? Que, dans cette série d'épreuves, à toutes on peut reprocher d’être basées sur des effets trop complexes pour qu'on puisse les provoquer et les interpréter de façon certaine. Elles ne peuvent être utilisées en pratique courante.
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