CHAPITRE PREMIER
GENERALITES
Le système nerveux sympathique a été défini par Bichat, le premier, comme le système de la vie végétative, par opposition à celui de la vie de relation. Depuis ces premiers travaux, la question s’est considérablement élargie et compliquée. Les fonctions de ce système se sont montrées nombreuses et diverses. Les premières théories, quant à leur mécanisme, furent délaissées comme étant incapables d’expliquer tous les phénomènes observés. Très rapidement, on fut obligé de fragmenter la question pour pouvoir l’aborder plus aisément. Langley dissocia I système organo-végétatif en deux catégories d'éléments opposés : le sympathique pro-
-prement dit ou DD mpainiqne, “etile Den ou
système vagal. É Le sympathique comprend tous les: nerfs destinés aux
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muscles lisses, au myocarde et aux glandes, qui quittent la moelle entre le huitième segment cervical et Je troisième segment lombaire. Après leur sortie de la moelle, les éléments constituant le sympathique forment une chaîne prévertébrale qui est successivement cervicale, thoracique, lombaire et sacrée. Les principales actions du sympathique sont : accélération du cœur, constriction des vaisseaux, mydriase, inhibition des mouvements et de la sécrétion du tractus gastro-intestinal, excitation de la sécrétion sudorale, piloarrection, etc.
Le parasympathique a une distribution moins générale. Il comprend une partie crânienne et une partie sacrée. Au niveau du crâne, ce sont les nerfs irido-constricteurs, la corde du tympan, et surtout le pneumogastrique. La partie sacrée est représentée par le nerf érecteur ou pelvien. Les fonctions essentielles du parasympathique sont les suivantes : ralentissement du cœur, dilatation de certains vaisseaux, constriction de la musculature bronchique, myosis, excitation des mouvements et de la sécrétion du tube digestif.
A côté de ces deux systèmes, il en existe un troisième le système humoral. La présence dans le milieu intérieur d’un taux plus ou moins considérable de calcium ou de potassium, les variations du pH, le déversement plus ou moins intense des sécrétions endocrines, influencent sans cesse la vie des organes et, directement ou indirectement, agissent sur le système végétatif qui, dans certains cas, est lui-même responsable du trouble considéré. Dans cette étude, nous ne mentionnerons pas davantage ce système, qui agit tantôt avec le sympathique, tantôt avec le parasympathique, et qui peut par suite leur être incorporé au point de vue fonctionnel.
Dès le début des recherches portant sur le système végétatif, Langley, puis Eppinger et Hess, observèrent un antagonisme entre le sympathique et le parasympathique. Par exemple, l’un accélère le cœur et l’autre le ralentit; l’un ‘inhibe les fônctions digestives et l’autre les intensifie. I]