‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 104 sur 295 · PENSEES · texte numérisé non relu

PENSEES

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OUVRIER

Respecta la loi, à la propriété, appui à la République !

A chacun ses œuvres ; la vie privée, la vie politique, tout doit être honorable; l'abus de confiance est une oscroquorio, l'escroquerie est un vol

de conliance

Voir le numéro du 24 février, publié le 28 février. — SUITE.

Nous soumettons ces principes à l'examen Je tous, mais trf's humblement au Gouvernement provisoire : tous les citoyens doivent être francs, sincères, et exprimer hautement leur pensée, tout en respectant et se soumettant toujours aux décrets de la République.

Peu d'ouvriers ont écrit. Il n'appartient qu'aux ouvriers et travailleurs de se connaître entre eux. Tout ce que j'ai lu sur les ouvriers (pard<.-s personnes d'esprit cepenilant) était mal compris et mal exprimé. On a une fausse opinion des travai leurs; quatrevingt-dix sur cent professent les principes et la morale émis ci-dessus, ont passé leur jeunesse et leur vie malheureuse sans avoir fait tort de cinq centimes à qui que ce soit.

Voili les véritables travailleurs français ! Honneur à eux !

l*our parler des travailleurs, les connjfltre, les ap-

précier surtout, voici ce qu'il faut : être comme eux, avec eux, voyager avec eux et se rencontri'r dénué de tout (parce qu'ils ne gas^ncnt pas assez et qu'ils ne trouvent pas toujours d'ouvrag.') manquant de tout, restant clans les champs, n'osant même pas demander à coucher dans une grange. Je uij rappelle toujours ces paroles sublimes qu'ils professent : L'Ouvrier ne demande pa';, il travaille, ou il se fait soldat. Voilà comment ils jugont les paresseux qui mendient. Je m'arrête il ces souvenirs, ils me rappellent trop mes vrais amis; la position est trop pressante, il faut que l'on nous juge. Mais j'espère revenir ii ces souvenirs, que j'ai recueillis en travaillant.

Oh! les ouvriers! quel dévoùraent ! quel cœur ! quel sentiment ei quelle dignité surtout! Enlin, il faut m'arrêler, mais j'y reviendrai, j'espère.

Travailleurs, mesamis.mes

frères, voici tous nos princi-

Ees.proclamons-lesbien haut, ien fort, et faisons-les bien comprendre X tous- Rallionsnousi ces maximes pour nous faire honoreret respecter comme nous honorons et nous respectons.

Nous savons tous que les travailleurs ont besoin des propriétaires, (jue les ouvriers ont besoin des fabricant, que las employés ont besoin des comnierçiins. Respect aux propriétés. Appui aux propriétaires, respect à tous, appui à tous, et par tous!

Que demandent les travailleurs?

10 De l'Ouvrage ;

2' Gagner leur vie convenablement en travaillant;

5" La certitude de vivre sans humiliation, lorsqu'ils auront travaillé un certain nombre d'années;

4° La durée du travail pour éviter les maladies, une Pension lorsqu'ils seront blessés

en trav aillant ou auront travaillé un certain temps;

5° L'ouvrage reviendra avec l'ordre, et la République, la mère du peuple des travailleurs, y pourvoira en attendant- ÎNous supposons ici les ouvriers de villfsd'iuie population de 100.000 âmes et audessus; car il faut que tout soit proportionné. iVous ne résumons pas toutes les questions, ce n'est qu'un exposé, qu'en peu d'articles je veux les développer complétrtnent, de manière à ce que cela ne coûte rien à la République et que le consommateur ne paie pas plus cher.

Q" Pour les travailleurs, on ne peut fixer un maximum; un minimum est nécessaire.

Il faut laisser récompenser chacun selon ses œuvres : 3 francs par jour au minimum

pour 10 heures do travail, pour les hommes de peine :

•i francs parjour pour tous les ouvriers majeurs travaillant comme ouvriers , au minimum. Les femmes ouvrières ne gagnant pas moins de 1 franc 50 centimes pour 10 heures do trnvail.

7° Une pension de 56."l fr.

au minimum paran pour chaque ouvrier, après 50 ans de travail, compris le temps (]u'il serait malade, les jours perdus pour bamboche ou promenade non compris dans les 50 années.

Les Pensions seraient plus ou moins fortes, en raison de la capacité de l'ouvrier et du nionrant de ce qu'il peut gagner.

Dix heures de travail pour une journée, les autres heures payées en plus. Pour obtenir

tous ces résultats, qui réali- Beraient les vœux de presque tous les travailleurs, il ne faut qu'une chose : de la moralité chez ceux qui occupent des personnes sala riées et des règlements sévères, sans équivoques, pour ceux qui n'agiraient pas moralement. C'est facile avec les hommes de conscience et moraux; maisaussi, sévérité contre les trompeurs. Que toulcela serait facile!

Depuis vingt ans que je travaille, j'ai tant désiré cela pour moi. Mon Dieu, laissezmoi espérer que celasoit pour tous!

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