‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 145 sur 295 · CITOYENS DU DÉPARTEMENT DE MAINE ET LOIRE · texte numérisé non relu

CITOYENS DU DÉPARTEMENT DE MAINE ET LOIRE

Je ne pouvais prévoir ni désirer la mission temporaire que m'impose la confiance du Gouvcrnemenl. Si grave qu'elle soit, les circonstances ne me permettent pas d'hésiter : j'en accepte devant Dieu et devant mes concitoyens toute la responsalîililé.

La République Erançaisc vietit d'être proclamée h Paris par une révolution dont la soudaineté et la grandeiir, sans exemple dans les annales du monde, sont marquées du doigt de la providence.

Notre noble France est toujours la fille aînée des nations !

Une ère notivelle s'ouvre aujourd'hui \)ovw elle, et, à sa suite, à son exemple, pour toutes les provinces de la république européenne, une ère de dignité, de lilicrlé, de dévoùmenl fraternel.

Le programme du gouvernement républicain, c'est la réalisation progressive de loiUes les généreuses aspirations de l'âme humaine; c'est l'amélioration morale, inlollectuelle et physique de tous les enfanis de la commune patrie.

Citoyens ! la Répul)liqurt vous convie tous à l'accomplissement de cette œuvre. Le pa.isé a pu laisser à (|uelques-uns de vous des souvenirs et des regrets dignes de respect, qu'ils y restent fidèles ! mais quand visiblement ce passé est évanoui sans rejonr possible, quand le gouveinemcnl loyal et ferme qui vient de ressaisir le timon de l'Etat est le seul qui puisse sauver la société ti'épouvaulahies catastrophes, quel bon citoyen refuserait aux chefs de la nation le concours et la confiance c[u'ils réclament j)our le salut et le bonheur d(! tous !

J/adhésion que le gouvernement républicain attend n''a rien de commun avec les courtisanesques protestations de fidélité et d'amour prodiguées à l'avènement des royautés de tous les régimes. C'est par ses actes que la République saura dis-

• Affichée le 1" mars.

sipt-r les |)rt\tnlions do ceux que son avôiiouient cirrait', par aes bienfaits qu'elle eiUeiul eommaiuler leur .icqiiie.si riiu'iil et leur lesjx'el.

Pour iiiau^'urcr avec ealme dans nos eontii^s ce gouvernement dt-mocraliquc auquel l'avenir appartient, que tous les liumnies d'honneur et de bon vouloir me soient eu aide ! ,

Eu recevant mes pouvoirs à l'IIntel-de-VilIe d'Angers, mon jnemier acte a dté de prenilre en face des représeiilanls de la Commune l'engageiucul solennel do me tliNouer tout entier à la Uiehe ([ui m est imposée.

Le second a été de me rendre aupri-s de l'Évoque de ce diocèse, pour lui lémoipner de mon profond respect pour les croyances chréliennes, lui donner l'assurance de la protection que la llipubliquc ijarantil au eulle et à ses ministres, et lui demander leur loyal concours à la mission d'ordre et de conciliation, de patriotisme et de lilierlc que j'ai à remplir en ce département.

.l'adresse le même appel à tons eeu\ qui acceptent les devoirs d'un homme libre et comprennent la dignité du titre de citoyen.

Le Commissaire du gomerucmcul clcins le département de Maine e{ Loire,

G. BORDILLON.

Angers.— Cosnicr cl lachci^, ipipriroeuj-s do la i'rcfeclurc el de la Municipaiilé, rue Gh.iussûe-SaiiU-PiciTfl, 13.

REPL'BLIQLE FRAXÇIISE.

LlUI::RTli;, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

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