COLON.S DE L'ALGÉRIE
Le Gouvernement provisoire se préoccupe vivement de la position précaire oti vous avez été laissés pendant si longtemps. II sait qu'une partie de vos embarras provient de l'inccrtilude qui jusqu'ici a planésur l'avenir de l'Algérie. I^a coupable incurie du gouvernement déchu, sa pusillanimité pcnl-étre, ont empêché le développement de la colonie où vous n'avez pas craint de transporter, dès les premiers jours, vos familles et vos capitaux.
La RépuLlique défendra l'Algérie comme le sol même de la France, Vos intérêts niali'riels et moraux seront éliuliés et satisfaits. L'assimilation progressive des institutions algériennes à celles de la métropole est dans la pensée du Gouvernement provisoire; elle sera l'objet des plus sérieuses délibérations de lAssemblée nationale.
La l'rance compte sur votre patriotisme pour seconder Iç gouverneur général investi de la conlian» c fin ''■onverncment pro\isoire.
Les memhTCi> du Ooiucrnemenl provisoire de la Républiiiue françaitse, DLTO.NT (de l'Eure), LAMAUfINE, GARMER-PAGÈS, ARAGO, MARIE, LEDRl -ROl.EIN .CRÉ.MIKLX, LOUIS BLANC, MARRA.ST,FLOCO.^, ALBERT (ouvrier).
Le Secrétaire général du Gouvernement provisoire,
PAGAERRE.
Imprimerie naticoale. ^
REPl lîLÏQlJE FRAiVÇAISE.
LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
Le Dclôené de la népulillqiie Fraurnlse au dr|iarl«>iiicnt de la Police TaK eoiinaKre <|ue, par suite de riiistriiellun judiciaire enlaniée sur Ick ActcN du jKouvernenient défruK. le» mandai» d'amener cl-aprè«i (ranircrKs ont été décernés et lui oiU été trantmiK pour être mis à exécution :
COCB B'ArPEl de
PABIS.
DE PAR LA LOI liT Ali .NOM 1)1 PEUPLE FRAiNCAIS.
NOUS, DELAIIAYE et PERROT DE CHEZELLES, joune, Conseillers à la Cour irAppel de Paris, Membres de la Chambre d'Acciisalion, Délégués par arrêt de la Cour, toutes les Chambres réunies, en date du 26 février dernier ;
Vu ledit Arrêt, ensemble les réquisitions du Procureur-général , et l'article 91 du Code d'instruction criminelle ;
Mandons et Ordonnons à tous Huissiers ou Agens de la force publique, d'amener en se conformant à la Loi, par-devant nous, en notre Chambre d'instruction, au Palais-de- Justice, à Paris,
Le sieur HÉBERT, ex-ministre de la Justice et des Cultes, demeurant en dernier lieu à l'Ilôtel du Ministère, place Vendôme, pour être entendu sur les incttlpations à lui faites ;
Requérons tout dépositaire de la force publique, de prêter main-forte, s'il en est requis, pour l'exécution du présent Mandat, par le porteur d'kelui; à V effet de quoi l'avons signé et scellé de notre sceau.
En Cour d'Appel, à Paris, au Palais de Justice, le i" Mars 1848.
Signé. DELAHAYE,