CITOYENS DE PVRIS ET DE LA BANLIEUE
Los élections générales de la garde nationale auront lieu très proehainomenl. Le Gouvernement provisoire de la République nie charge de porter celle décision à la connaissance de tous les citoyens de la Seine et de la banlieue.
Je n'ai pas besoin de rappeler quels sont les droits de chacun. Avec la République il n'y a pas d'exclusion. Nous avons fait une révolution pour que tous les citoyens participent aux soins et aux intéix-ts de la patrie.
L'élection est la pierre fondanientale de notre République. 11 n'y a que les gouvernements faibles, abâtardis, qui redoutent l'élection par le suH'rage universel.
Tous les citoyens qui veulent le bien de la patrie, depuis l'âge de vingt ans jusqu'à cinquante-cinq ans, ne doivent pas perdre un moment pour se faire inscrire sur les contrôles de la garde nationale; qu'ils se présentent donc dans leurs mairies respectives où des registres sont ouverts pour recevoir leurs noms.
Le Gouvernement provisoire armera tous les citoyens. Ceux qui ne pourront pas s'habiller à leurs frais le seront aux Irais de la patrie.
Ce qui ini]>orte, c'est qu'au jour très prochain des élections générales, chacun soit .1 son poste pour déposer son vote.
Déjà le nombre des gardes nationaux a augmenté dans des proportions considérables. Dans peu de temps une armée de deux cent mille citoyens composera la garde national;- de Paris et de la banlieu(\ C'est le plus bel exemple de force que la l'rauce républicaine puisse doiuier aux nations.
Le général commandanl supérieur, A. GOURTAIS, ex-député.
Le chef d' Etat-Major général, A. GUINARD.
Paris- — Pai:l Dïpo.nt, imprimeur de TElal-Major
A,- ii.'Uiitiinl.*
Le Réveil du Peuple en 1848^
Musique par l'Auteur des paroles, Se trouve chez L. VIEILLOT, éditeur, 32, rue Notre -Dame-dc-Naznreth, â Paris,
ou AIRS DES TROIS COULEURS ET DE NOSTRADAMUS.
Trompé, trahi par des Mentors esclaves, I^ pauvre Peuple endurait les mépris.
On l'entourait de fossés et d'entraves.
Pour comprimer ses efforts et ses cris. Mais, d'-nii-nu, le Goliath s'éveille Dressant le poing qu'on voulait mutiler; Abritez-vous! Potentats de la veille!...
Le Géant s'arme!. ..{6wj un Trône va trembler!..
Enfants!... la rue est le champ des alarmes, La trêve expire et bannit le repos!...
Entendez-voiiiilecri : Réfokmë!.. Acx Armes!.. Ce cri se change en millions d'échos, Paris armé se couvre d'embuscades, Tout s'amoncèle en rempart crénelé.
Puis, au sommet des hautes barricades, Le GiUnt moule... (bit) un Trône est ébranlé.
Le tube en feu répond à la mitraille; Pour la retraite il n'est plus de chemins! Lr plomb mortel, criblant chaque muraille. Vole en grondant sur les débris humains!... Le glaive est Roi... la foudre est Souveraine, Snus leur niveau tout Iront doit se courber, Frémissez tous... sur la sanglante arène, Le GÉANT frappe... (bit) un Trône va tomber ! .,
La troupe cède!... Amis, criez : VICTOIRE! I^ Peuple uni déchire ses liens, Déjà Clio du temple de Mémoire Jette un laurier aux Héros plébéiens.
Pour conjurer son destin qui s'achève, L'orgueil du M.\1TRE eu vain s'est abaissé... // est trop tard! plus de paix ! plus de trêve !., Le Géant marche. . (6i«)-un Trône est renversé. ,
Jetez au vent tout insigne perfide.
Devant qui l'homme exhalait sori encens; Trône doré, meuble inutile et vide.
Sers d'holocauste aux niilues des absens! Puis, sur le sol souillé par la Bastille, Frères! Iraiuez ce .siège ensanglanté...
Voyez! voyez! sur la llammequi brille!... Le Géant souffle. ..(W<) un Tiônu est emporté!..
En vente chez DURAND, Editeur, hue liambuleau, 32.
Le Chansonnier du Peuple, LOUIS 1-ESTEAU, Rédacteur delà Démocralie Pacifique.
Imprimerie de Beauté et Maignand, rue JaMpies de Urosso, 8.
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DE L'AllGENT
SANS EMI'lUiVr.
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