PROVISOIRE DE LA
RÉPUIJLIQLE
FRANÇAISE
LIBERTÉ, EGiVLIIE, rU.VrmUMTÉ.
Il est du devoir de loule administrutioii municipale, môme provisoire. dVclairer le (louvernoMient snr les vœux et les besoios de la pojMilaUon dont les intiTcts lui sont confiés.
l.'inipùt indirect sur les boissons est odieux par les souvenirs qu'il rappelle, odieuv par ses ellVls sur l'agriculture, odieuv par le mode de sa pcrceplion, odieux parce qu'il pèse plus sur le pauvre (pie sur le riche.
La ville de Xarl)oune, plus que toute autre, a soulFert de son exercice : en 1S.*^0 II- i'eu[)le narbonnais crut, en brûlant les papiers et le mali'riel des contributions indirectes, anéantir cet impôt, son espoir fut trompé : en 1848, mieux instruit de ses droits et de ses dcjoirs, il a respecté et protégé le personnel et les archives de cette administration; des vœux manifestés avec tant de sagesse et de modération doivent être exaucés.
En conséquence, le Maire et la Commission municipale demandent, à litre de V(cn, la suppression inimi'dialc de l'impôt indirect sur les boissons, sauf, au Gouverncincnl provisoire de la Republique a trouver dans la conlribulion directe de nouvelles ressources pour le ti-ésor public.
Celte demande sera transmise par la voie hiérarchique aux ministres de l'intérieur et des finances
VIVE LA RE1>1 BLIQUE l
Narlxmne. le 2 mars 1848.
Jean l'RANÇOlS. maire, BARTHEZ. VERDIER. BOWEL aîné, l'IGEAG, ABRAM, BIRAT. mcml/res de l.i commission.
Narbonne,irapriinârie de Gaillard.
Une aflîche semblable a été adressée à 2A communes des déparloments de l'Aude, de l'Hérault, du Gard, de la Haute-Garouae et de la Gironde (Noie des Editecrs).
LA MlJMCÏPilllTÉ PROYISfîlRE AIX AGE^AIS.