‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 156 sur 295 · MANIFESTE DU CERCLE PUGEÏ · texte numérisé non relu

MANIFESTE DU CERCLE PUGEÏ

CITOYENS

Une immonsf n'voliition vient de s'accomplir, la monarchie s'est écroulée.

Au moment où la Répiil)lique naissante réclame le concours tie toutes les volontés, l'adhésion de tous les rcrurs, pour s'élever calme, Corte. libre et glorieuse, nous devons proclamer hautement les sentiments cjui nous animent. lisseront la règle de notre conduite.

Réformistes depuis longues années, nous adhérons naturellement et loyalement au gouvernement de tous par tous. Il rend impossi])le le retour de la tyrannie par la corruption que nous avons constamment conil)atlue.

Nous adhérons formellement à la République ; elle est la meilleure garantie' de toute justice, et elle ne peut vivre que par l'ordre et la liberté. L'ordre partout et toujours, la liberté par tous et pour tous.

Nous adhérons sincèrement à la République ; si elle impose de grands devoirs, elle confère aussi de magnifiques droits.

Nous adhérons formellement et sans arrière-pensée à la République; avec elle tous les cœurs peuvent battre à Inuisson, toutes les mains peuvent s'étreindn;.

Nul ne saurait contester aux nations le droit de se gouverner elles-mêmes, et, il y a dix-huit siècles, le Christ apportait dans le monde la louable devise que la Répu])lique inscrit sur son drajwau :

LIBERTÉ , KGALITÉ , FRATERNITÉ.

VIVE LA RÉPUBLIQUE

Les citoyens délégués du cercle Puget :

FLORET, JULES DE GAILL4RD, CIIOPPART, F. PARANQUE, A. RAUNE. POUZOLS, CLAIRAC, A. ABEILLE, DE TEISSÈRE, P. DE GARDANNE.

Marseille, imprimerie de Chauffard.

Citoyens,

Le Major de la 5"'° Légion, informé qu'on lui prèle un propos infâme, prononcé dit-on dans la matinée du 24 Février dernier, donne le démenti le pins formel à celui qui a été assez vil, pour oser calomnier lui oiricier qui sert avec honneur depuis hl ans, et dont la conduite, dans cette mèmejournéc du 2/i Février, aurait dû le mettre à l'abri d'une toile indignité.

Le Major de la 5"-' Lé(jion, L. COLIN.

Belleville. — Imprimerie de Galban, rue de Paris, 10, maison à Paris, passage du Caire, 89.

f»ii)s - IiTiV ticc-vn =!<',•, rue St-iifCol, Ift.

ir A.

Jeudi ï llAm kHSH, rue J.-J. l(ouH«e«u, 18.

LE POPULAIRE

.Ito* prinelpea.

.Nous, paliioles dont le Populaire est depuis 8 ans l'organe ; nous, demociates désignés sousleiilîo iVIcarient (1), nous son mes avanltoutDÉMOCRATESet RÉPUBLICAINS; notre principe est la Démocratie la plus pure, la République la plus déniocraiii|ue ou la plus populaire.

Noire principe primordial, fondamental, sénéraleiirde tous les autres principes, c'est la FRATERNITÉ, entraînant comme consé quence nécessaire, la' Liberté, VÈgaliié, la Solidarité, V Unité.

La Justice, la protection sociale pour tous, l'absence de toute espèce d'oppression, la bienveillance universelle, l'indulgence pour des vices (|ui sont le résultat des mauvaises institutions plus que des hommes, sont aussi des conséquences de notre principe de fraternité.

L'a-'iocialion, le secourt mutuel, Vassurance contre toutes les ruines et toutes les misères, en sont également la conséiiuence.

En un uoot . notre doctrine n'e>t autre chose que le Christianisme ou V Évangile dans sa pureté primitive ; notre système n'est autre chose (pie la réalis;ttion de notre glorieuse et immortelle /leuo/(if(o;»/r(i(>fn(««

Et nous pouvons ajouter qu'iiucunc École, aucun Parti, n est plus que nous amis* de l'ordre et de la paix, ennemi de la violence et de ^anarchie.

.Votre marche.

Nous n'étions pas révolulionnaires. nous invoquions la Propagande légale et pacifique parce que, dans notre opinion et notre cunviclion. la Révolution nous paraissait infaillible dans un teaips rapproché, par suite de la mi«ère, et que, pour consolider cette Ré- *otolion et la rendre plus utile, le premier

(I) Icariens. ou partisans de la doctrine et du système ! «ocal et politique exposés dans un livre intitulé :

VCTAGB EX ICAIIE.

•Sic.

j l'Csoinétait l'instruclionet la moralisationdu j Peuple en masse, la connaissance de tous ses i devoirs et de tous ses droits comme de tous I ses inléiCls.

I Notre patience, notre résignation, étaient I des preuves de noire désintéressement à tous et de notre dévouement à la cause de i'llum,inii>'

«Juand la lutte sest troBvée engagée, quand il s'est agi de défendre nos frères et la liberté cruellement attaqués , beaucoup ^ d'entre nous ont pris les armes et bravé la I mort au pied des barricades.

j Aujourd'hui, nous sommes Révohitionj naires pour défendre la Révolution et la Ré- I publique.

l'ei sonne ne nous surpassera en vigilance, en fermeté, en énergie, en résolution pour conserver le droit d'association, de réunion, de discussion par la parole et par la presse, le droit d'être Garde national, et tous les droits que la Nature assure à l'homme et que le Peuple vient de reconquérir au prix de son sang.

.Mais nqps rentrons dans notre route de soumission à l'opinion publicpie et à la volonté nationale; nous n'avons aucune prétention d'imposer nos idées ; nous voulons seulement les soumettre à l'examen ; nous n'invoquons que la persuasion et la conviction. Par conséquent, nous répéterons sans cesse ce que nous avons dit souvent, point de spoliation, point d'atteinte à la propriété, point de pillage, point de destruction ni d'incendies, point de violence d'aucune espèce ! Point auïsi d attaques à la Famille, mais au contraire organi.salion parfaite dans l'Éducation, dans la Famille, dans le Travail en tout et partout !

Ce n est donc que par ignorance, par erreur, par mal-entendu, que nos doctrines trouv(mt des adversaires et des ennemis ; et dèsqu'ilsse décident a examiner eta lire, les plus violens antagonistes s'écrient (nous le

voyons tous les jours) : « Oh! je ne savais « pas!.... Je ne connaissais pas! — Je ♦ croyais.... Mais c'est cela !.... C'est ce que « je veux, et ce que j'ai toujours voulu..., i

La discussion nous suffit donc, et l'avenir est à la vérité.

CABET

ORG.VMSATION DE LA DlSC.rssiON.

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