‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 189 sur 295 · FRAUDULEUSE · texte numérisé non relu

FRAUDULEUSE

Louis-Philippe, lieutenant-général du royaume, pouvait-il, avant de monter sur le trône, faire une donation de ses biens personnels?

Non, mille fois non, on droit cl vu morale.

Tous les biens personnels du lieutenant-général du royaume devaient être la propriété de l'Etat : ils sont la propriété de la République.

Le droit du Peuple est de réclamer ces propriétés ; le devoir du Gouvernement est de le décréter aiDsi.

VIVE LA REPUBLIQUE

Paris. — Imp. Soupe, passage du Ponceau, 16 et SO.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

Des malentendus s'élèvent dans quelques professions , par suite d'une fausse interprétation du décret sur la durée du travail et sur le marchandage, et toute équivoque est cependant impossible : dix heures de travail ellcctif , toute ( spèce de marchandage est aboli, au moins jusqu'à ce que la constitution du travail soit élal)orée.

Ouvriers vérital)lement ivpublicains , reprenons notre travail, allons d'abord au plus pressé, aux élections de la garde nationale et aux élections de l'Assemblée constituante !

Vous avez nommé des délégués à la commission qui siège au Luxembourg. Ayez coidiance en eux, laissez-leur le temps de préparer la solution des questions qui nous concernent particulièrement^

Soyons patriotes avant d'être ouvriers ; n'embarrassons pas la marche du gouvernement; aidons-le, au contraire; vous, chefs d'industrie, qui avez autant que nous besoin que le travail reprenne son cours, prouvez en exécutant le décret du gouvernement provisoire , que, vous aussi, vous gavez faire, au besoin, quelque sacrilice pour la cause populaire.

Les délégués en constructions de voitures,

JORELLE, LAGARDÈRE, RIMBLOT , AN(iOT, MARTIN.

En ébénisterie et bâtiments,

MIRGON, BERNARD, GODIN.

RI'PIKnoi i: I RWÇAISE.

LIBHirri». W'.AlJTft, t'UA'l'KRNITIÏ.

De loiilcs les piopriiM«?s , la jilus iiniolalilr cl la plus sacivft, c'est l'épargin' du jiauvri".

Les (iiisscs d'i'imrpnc sont piaréos sous la },'araiitit' di- la lovautt' iialioualr.

I.a siluatioii dr tes caisses a clc I;i prcrnicie solliciUulc du niuiislrc des liuauces et du (Jouvernemenl provisoire.

I,e Tréïor tieudra tous ses eugagtunents.

Ce u'esl point par des paroles, c'est par des actes que le Gouvernenieul veut répondre à la coiinaiipu des créanciers de l'État et la maintenir sur d'inébranlables bases.

Le gouvernement nouveau ne se bornera point à celte loyale exécution des engagements pris. Garantir la propriété que les travailleurs ont acquise à la suour de leur ft'ont ne suflil pas : il faut lui donner une plus grande valeur,

En conséquence :

Considérant que rinlérci des bons du trésor a été (Ixé à cinq pour cent;

Consiflérant tpie la justice commande inipéricuscmenl de rétablir l'égalité entre le produit des capitaux du riche et celui des capitaux du pauvre;

Considé-ranI que, sous un gouvernement répul)li('ain, les l'ruits du travail doivent s'accroître de plus en plus

LE GOUVERNEMENT PROViSOlUE Arrête :

« Article unique. I/inlérèt de Tarifent versé par les citoyens dans les caisses d'épargne est fixé à cinq pour cent, à partir du 10 mars prochain. »

Les Membres du Gouvernement provisoire,

DUPONT (de l'Eure), CRKMIEUX,

lamartim:. louis rlanc,

MAi;ii;. Fi;iu). FLOCON,

(JAl\Mi:r.-l'A(iÈS, MARRAST,

ARA<;0. ALRERT (ouvi-ler).

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