SITUATION
LA SITUATION A L'LNTÉRIEUR.
La République E.ST legouverneuent detods,
PAR TOUS, ET POUR TOUS. Elle CSl le DROIT COM- MUN en niiilière de gouvernement. La monarchie n'était qu'un droit de fait et d'exception.
Une fraction seulement du pays était républicaine. En quelques heures , un coup du ciel, un miracle du [leuple et la démence d'un roi ont républicanisé la France entière.
La bourrasque de 1K3U avait cassé la plus \ieiile branche de l'arbre monarchique ; la trombe de 1848 a déraciné la monarchie I de paix et de gouvernement.
elle-même. 11 n'y a plus détrône en France. La foudre populaire a consumé le trône et le vent en a dispersé les cendres.
Le peuple a reconquis sa souveraineté , il la conservera pleine et entière.
La République est le droit commun. La République est la seule forme de gouvernement
qui soit UNIVERSELLE.
Seule elle laisse toujours vivant, toujours entier le principe du droit individuel et du droit national.
Seul elle ne confisque rien.
La monarchie confis(]ue le droit présent, aliène et immobilise 1 avenir.
La forme républicaine est donc de droit naturel.
Etant de fait et de droit , étant nécessaire
et légitime, elle est le seul moyen d ordre.
— mi
Amis de l'ordre et de ia paix , ;iinis tin progrès et de la lil)erlé rallions- nous donc en un concert immense à la Répulilique ! Eteignons sous les débris do la monarchie les brandons de la guerre civile, l.a guerre civile ! aujourd'hui, ce ne. serait paS seulement une guerre politique , ce serait une guerre politique et sociale, la guerre deS partis et la guerre des classes , une Vendpe générale , une Jacquerie généiâlë'.
Donc, plus de restaurations, plusderoyauté, plus d'intrigues dynastiques! Que la pensée même de la monarchie >'évai!0uisse au double cri de Vive la coscord2 et la paix !
.VIVE LA Rf.PlBLIOUE !
Et pourcpioi ii's mais de 1 ordre et de la paix s'effraieraient -ils de la République V
Il n'est permis qu'aux enfants d'avoir peur des mots ou des fantônies.
Lorsque, dans les calculs de la prévision humaine , nous étions séparés, de la République par des années de discussions intestines, des fleuves de sang, des légions de cadavres , par la guerre civile ci la i^uerre étrangère... qu'on ait redouté, qu'on ait repoussé la République, cela était raisonnable et légitime.
Mais aujourd'hui qu'un décret du ciel nous la donne , sans partis, sans ennemis , gage d'union au dcdan-^ , gagii de paix glorieuse ou de triomphe rapide et dérnocrati que au dehois; aujourd'hui que le paru républicain c'est la France entière, pour(|uoi craindrait-fin la République?
92 avait à détruire; 92 avait à soutenir une imfilacabld Inné contre le dedans et contre le dehors; 1792 était une tourmente TERiMiiLE. La là''he (le 4S PSI d'unir, dr- téconder , d'associer, d'organiser; !84S est
une FONDATION.
El d'ailleurs la monarchie qni rtous exploitait, qui nous déshonor.nit , qui nous corrorVipait, préscrve-t-elle les Etals des orages et des teiupèîes?
Nous vivons duns un siècle où toutes les monarchie^fcraquenl dans leurs fondements et attirent la foudre. Nou:4 nô pouvons nous abriter , nous nnir et communier uujourd hui (|uc dans la Républicpie.
Unissons-nous donc fralernellement , lié- , nissons le ciel , et Vive la Rkpubliqce !