‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 223 sur 295 · ESPRIT · texte numérisé non relu

ESPRIT

DE I A ni.l'L'lU.inUE FKANVAISK J).

Le gouvernement provisoire, à la deiiiaiiile des vainqueurs du 2i l'evrittr, a proclamé la République, c'esl-;i-dire le gouverncnientdu peuple par li peuple, dnns l'intérêt et pour la sauvegarde de Ions les droits légitimes dont l'exercice libre appartient à un grand peuple.

Nous serons incessamment assemblés poui- donner notre sanction réfléchie et raisonnée ii cette lornie de gouvernement.

'font esprii de parti mis de côté; la république (si elle est démocratique, et c'est dans ce sens que nous l'acceptons), la république chez un |jLuple éclairé et sage, est la plus belle forme de gouvernement qu'il soit possible de concevoir et de réaliser. Les citoyens y admistrent leurs alfaires par les plus cajiables (pi'ils éliseni dans tons les ordres et toutes les hiérarchies des fonctions politiques et administratives.

Hion n'est abandonné au caprice, à la faveur, à l'intrigue, à la corruption. Les candidats remplissant les

(1) Nous imprimons cet article comme caractère d>? l'esprit qui se furmulcra sous le titre diijournal.

fondions déterminées par la loi , se font connatlre ; on examine publi(picinent leurs litres et leurs méiiles, on procède par élection au scrutin secret de tous les citoyens qui savent écrire , parce que les élections par acclamation, par assis et levé, ou autrement, quand te secret ne les protège pas, ne peuvent jamais être considérées comme l'expression de volonté- libres.

Les rn.igistrats élus sont donc véritablement les magistrats du peujjle. Le pouvoir exécutif peut les suspendre, ou les soumettre à une réélection, dans les cas de préventions d'aliuset do prévarications; il peut les déférer au jugenu ntilu jury du peuple, pour les accuser d'indignité, mais il ne jieut pas |. s casser.

Ainsi, jamais et nulle part d'arbitraire.

Toojours et partout la justice du pays.

Ainsi, la conservation des fonctions dont l'élu du peuple aura été investi, dépendra de lui-même, de son exactitude, de sa fidi liti", de son iiilégriié. de sa droiture, dans 1 exercicedes fonctions qui lui auront été conliées.

Ce sont des avaniages' (pi'uffrent les institutions vraiment républicaines. Ce sont la des avantages, des garaiitiesdesécurilé, de justice, d'ordre, de paix et de liberté (proflVira, il ne faut pas en iloiiter , la Ilépubliq\w française.

Pour nous, qui désirions, de tous nos MEux, des réformes radicales et profondes , rancaiiti»seniunt do

tons 'c- abus du gouvernement représeni.itif lel qu'on nous l'avait fait ; et qui avions une ;iiiii|)iilliie prononcée |ioiir tout ( e (jui sentait l'arbilraiie; les changements nouveaux seroiit vrais. On ne se bornera pas à sulsliluer des non:s aux noms, à mctlre liqiublique, au lieu de Monarchie, à changer les pcrïontics et à mctlre un ceriain nombre d'hommes à la place d'un seul , comme lorsqu'on fait d'une monarchie une république aristociatiquc ; la rcvohition, il ne faudra pas se lasser de le répclcr, jusqu'à ce qu'elle ait réalisé toutes les institutions démocratiques, la révolution n'a pas été faite 1 our les [/crsonnes, elle n'j pas été faite pour mettre Pierre à la place de Paul, ou Jacques h la place de Nicolas, ou pour remplacer des préfets par des commissaires , alin que Pierre et Jacques s'em ichissent dans les sinécures de Pierre et de Nicolas, ou (|ue les cdiumissaires exercent sur les consciences et les opinions, par quelque moyen que ce soit, par argent, par promesse, par terreur ou par violence, la pression corruptrice (pi exerçaient les hauts fonctionnaires de la dernière administration. La révolution a été faite jiour les choses et pour les principes, elle a été laite pour ie peuple; il fuit ipie la Hépubii()ue proliu- au peuple et non à quelques hommes du peuple.

Nous sonderons toutes nos lois et toutes nos insli-

' tulions, nous en extirperons tousicsvices.pouren anéantir tous les abus.

La piopriété foncièie est écrasée par les impôts, elle sera déehargée.

Les octrois pèsent tout entiers sur les |)auvrcs, ils seront modifiés, s'ils ne sont pas I cm placés par un système de contribution qui soit en rapport avec la forlune de chacun.

L'impôt sur le sel cl les droits s;ir tous les oljjets ou denrées de première nécessité, seront abolis.

Le tarif des postes, rendu uniforme, considérablement abaissé.

L'instruction mise à la portée de tous.

Le régime hypothécaire et la procédure siinpliliés.

Les colonies régies par les lois de la métropole.

La presse bbre de toutes entr.ives pour la rendre accessible à tous ; plus de cautionnements, plus de tindire pour les journaux politiques.

La peine de tnorl, et nous l'espéions bien, toute peine aiflictive ou infamante, abolie en matière de politique.

Le sort des ouvriers assuré, l'industrie protégée, le commerce agrandi.

La construction de tous les chemins de grande et de petite communication, poussée avec la plus grande activité.

niais pour ariiver là et à d'autres grandes choses tpie la république se i)ropose; le {;ouverneinenl, qui ne peut pas nri'ndre sur lui, môme les réformes les plus popu-

laires , afin de ne pas èlre taxé d'exercer le pouvoir absolu , qui n'appartient qu'à la nation , s'est empressé de la convoquer dans la personne de tous ses membres, alin qu'ils élisent leurs repiéseiitarits.

Une assend)lée nationale est ilonc pi ochaine ; elle est indiquée, il faut s'y préparer, déjà même le peuple doit chercher des yeux ceux d'entre lui qu'il v enserra alin de discuter et de défendre ses intérêts ; il doit les étudier, non pas dans leurs paroles (lu jour, mais dans leurs actes et dans ' leurs antécédents, dans leur | esprit, dans leurs vues, dans I leurs tendances, dans leur intelligence. Il y aura des brigues pour obtenir des stilïiages, n'ouvrons la porte de l'assemblée ni aux intrigants, ni aux ambitieux.

Nous ne voulons plus d'intrigues, |)his di^ tyrannie, plus de factions, plus de d(;spotisme.

Liberté, Égalité, Fraternité ! c'est la devise des Fraii(;ais.

Liberté, Êgalilc, Fraternité.^ c'est aussi le symbole de la révolution dans la(jaelle nous sommes. — Citoyens, loin d'exclure la politesse et l'urbanité qui sont au fond du caractère français, ce symbole les commande entre les hommes de toutes les conditions. — Toutes distinctions sociales sont abolies, il n'y a plus aujourd'hui de titres ni de rangs, un décret du gouvernement provisoire interdit d'en faire usage, ce décret aurait pu,

sans iitconvénienl, uttetuiro lu lésoluliun (le I aSM'uiblce natic nale; iiuui (ju'il en soit, chacun ne di'vra plus chei'rher à ?<■ ilislingiicr (|ui' [lar son rarai'lère. par s:i conduilf t'I par ses talents ; (juiconque les perfectionnera, travaillera à >'cnriol)lM ; quicoiii|iie l<-> posseiiera, dans leur perfi-elioii. sera en (lossession de la véritable noblesse, de la noblesse du talent et des !-eoliinenls, la snile (]ui suit li'yiiiriie, la seule qui |)ui5se être reconnue.

La Liberté, elle consiste à jouir en paix de tous les biens (pii nous sont acquis lé};itinienienl, soit que nous les ayons acquis par le travail, l'ordre et l'économie, soit que nous les tenions de la lui naturelle, soit qu'ils nous ail nt été donnés dans lamème mesure, à tous, par la loi politii{ue ou civile.

Ces biens sont : la Iraiiquillilé, la propriété, l'ordre, le (boit (le tr.ivailler , d user, de disposer de ce qui esta nous, le droit de vivre, de pensi.r, de parler, d'écrire librement, sans offenser pcrsoiini', d'aller et venir sans être inquiété, de nous occuper de nos affaires publiques, de nous concerter, de nous entendre pour qu'elli.'S soient bien aduiinisirces, de clioi>-ir librement ceux d entre nouj qui sont reconnus ou réputés pour les plus dévoués à nos intérêts, les plus probes, les plus iiilellii;ents, les plus habiles, les plus éclairés, en un mot les plus capables de les gérer.

Ancien rédacteur du journal lé^li

L'Éyalilé! elle consiste à être tous e{ialenient soumis à l'empire Jes lois, tenus de leur (.>béir, de les obscrviT, de les faire respecter, |)iiur n'être exposés au despotisme, à la tyrannie, à l'arbitraire, d'aucune faction, d'aucun individu, d'aucun foiuUionnaire , ù avoir le même ilioita l'éducation (ii

|iii devrait être gratuite, qui le sera, à la protection des lois, à la liberté, à tous lesavanlji"es d'une société ilémo- Cl atiquc linn organisée , aux charges et aux emplois dans un concours entre les plus dignes et les plus capables, sans basses inlrigUL-s, et sans autres préférences que celles fondées sur les vertus unies au vrai mérite.

La Fraurniié! chose irréalisiblesi tous les membres de la gran le famille sociale ne sont pas unis comme doivent l'être des frères dans une famille. — S'il en est f|ui piiis-enl s'arroger de leur libre arbitre une autorité ou des droits qu'ils ne peuvent tenjr que de la volonté des autres ; — Si tous ne s'aiment pas mutin.-llcment; — mais l'amitié ne peut naître (pie de l'estinie, et i'honime pour être estimé doit être honnête. La première condition de notre nouvelle société républicaine,ce»t donc rhoniièti-té, pour mériter ^e^tillle, afin d'être aimé ; nous aimant tous, l'union entre les citoyens exi>tera, et la fraternité ^era bientôt établie.

Mais l'bonnêie homme est bon, il n a de sentiment raiste La Jedne Fiaxci publié en 1833

hostile contre personne; il est lempérant, ennemi des vices et des débauches qui font la dégradation et la iiont>^ de l'iinmanité ; il est sincèri-, il est droit, il ni; vit pas pour lui seul, — chacun se doit aux autres, Touvrier au consummattur comme le consommateur à l'ouvrier, nul n'est étraiii;i'r dans la répul.li(iue, nul ne doit être indifférent à ce qui l'intéresse; nous sommes tous ses ouviicis , chacun dans la condition où le; hasard l'a placé, où l'élude, le travail et la bonne conduite le font considérer, où l'intelligence l'élève dans l'cspiit de ses concitoyens. iS'ous devons donc travailler à sa perfection. En action, encore action , toujours en action , voilàlecaiaclèrcduciloyeti, du vrai républicain.

Eh ! dans les grandes conjonctures où nous place cette révolution la plus glorieuse et la plus inattendue, (pie deviendrions-nous, mon l)ieu ! si nous restions inactifs et indifférents'/ Les ré.

volutions sont comme ccg eaux qui dévastent le.s chamiis quand on les abandonne à ulles-mèmes.el qui les fécondent si on les diri{,'e.

Mais soyons unis pour agir, et que le symbole de la révolution qui s opère soit accepté par tous avec sincérité.

Liberté, Egalité, Irateumiè.

J. FORFELIER, avocat.

MODÈLK D'ADHÉSION qui devra être envoyé franco à M. Forfelier, avocat à Mamers. — Jo soussigiu- dcmcuranl à après

a\oirpris lecture rie l'association proposée dans la feiiillo iniprimcc à Mamers, sous ce titre : le Vœu du Peuple, déclarey adhérer et m'engagera payer, pendant G mois de ce jour, et par avance, la cotisation mensuelle d'il» franc, moyennant laquelle je recevrai gratis tous les numéros du journal et jouirai des autres avantages de l'association.

Le présent engagement valable seulement pour 0 mois, à partir de ce jour. Ce 1848. [Signature).

NoxA. — Toutes les lettres non ailVanchies seront refusées.

Mamers. — Iniprim. de Jules Flenry.

REPUBLIQUE FRAXÇAISE.

l.lBERTli, ÉGALITÉ. FRATEUNITÉ.

Au nom du Peuple Français.

LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA RÉPUBLIQUE , Considérant que nulle terre française ne peut plus porter d'esclaves,

Décrète :

Une commission est instituée auprès du ministre provisoire de la Marine et des Colonies pour préparer, dans le plus bref délai, l'acte d'émancipation immédiate dans toutes les colonies de la Répul)lique.

Le ministre de la marine pourvoira à l'exécution du présent décret.

Les membres du Gouvernement provisoire,

DUPONT (de l'Eure), CREMl EUX,

LAMARTINE, LOUIS BLANC

MARIE. Ft^iu). FLOCON,

GARMER-PAGÈS, MARRAST,

ARAGO, ALBERT (ouvrier).

LEDRU-ROLLIN

Le Secrétaire général du Gouvernement provisoire,

PAGNERRE

Imprimerie nationale.

— 'àk3 —

APPEL AU PFXl'LE ALLE5JAND.

l.p p«'iiplc allrnianil dt rlaiT que l'alliance allomaiulo a iowW' sons ses pieds les droits (le l'Allemagne, n'a respecté ni les drofis de l'homme ni celui de In pfopri«''té, a entravé et arrili'les pr(){,MVsderinl(llig:enee, de telle sorte que l'Allemagnc est deYi'uue l'objet du tn( pris tles autres nations.

Le peuple ne reconnaît pas pour ses représentants les diplomates institués par les j)iinees de la {'.onfédéralion.

Le jieuple eonsi(!^re la Conlédératioii comme moralement morte, et ses arrêts et ordonnances comme nuls et non avenus.

Le jicuple dcman(!e de suite. ]ioin- la conduite de s«'s allaires. une représenlntion nationale choisie par la naliou, sans distiuction de ran;^ , de lortuiie et de religion.

Le peuj)le déclare que si le? princes n'approuvent pas cette demande sans restrii lion , ils seront déchus de iiiirs trônes, et les provinces allemandes se constitueron en répnl)li(]ue fédérativc et formeront avec leurs frères les Français une alliance oll'ensiveet (Itleiisive.

VIVK LA REPlliLÎ(^)LE!

Celle aflidie, sansnom d'iniprimeur. Tut placardée dans plusieurs villes des provinces Rtiénanos, vers les premiers jours de mars. Nous la donnons, parce qu'elle a sa signification rtivoluilonnairo. {Sote dei Editeurs.)

LE COMITÉ CENTRAL DES ÉLECTION.S GÉNÉRALES AUX CITOYENS UE PARIS ET DES DÉPARTEMENTS.

Chers concitoyens,

La plorieuse insurrection de la population parisienne contre im pouvoir démoralisateur, a inaupuré pour notre patrie une ère nouvelle et régémratricc. L'enthousiasme avec lequel vous avez accueilli la révolution de Lévrier et le gouvernemeut jopulaire qu'elle a constitué prouvera au monde que l'esprit de la Irance entière animait sa capilah^ dans la lutte généreuse qu'elle vient de soutenir. Oue le même accord nous unisse aujourd'hui qu'il faut concourir à l'nuvre la plus importante de notre régénération : celle d'< lever sur des loiidements durables l'édifice des institutions nouvelles réclamées par la nation.

Vous êtes tous appelés, citoyens, à coopérer à cet acte immense. Du choix des représentants que vous allez envoyer à l'Assemblée nationale dépend, non seulement le sort de la révolution f|ue vous avez accomplie, mais l'avenir même de la France et la cause de l'humanité entière.

Pénétrez-vous bien de celte idée que le maintien seul du gouvernement proclanK' sur les barricades peut nous sauver de la f;uerre civile et de l'anarchie, car la France veut fermement avec la République le règne sincère de la liberté, de rÉc..\UTÉ. de la fkatermté. Mais cette République, la France la veut grande, généreuse, honnête et pure; pure comme le principe d'abnégation et de vertu qui

doit constituer son essence. Elle la veut énergiqucment résolue, tout en détruisant les abus, à protéger les droits léf,Mtinies, constitutifs de la société, les droits sacrés do la taniillu comme ceux de la propriété et du travail.

Vous répondrez à ce vœu du pays par le choix judicieux des représentants que vous élirez. Repoussez des candidatures ces consciences obséquieuses et serviles qui ne se rallient à tous les pouvoirs nouveaux que pour les conipromoUre et les trahir. N'accordez vos suflrages qu'à des patriotes dévoués, intelligens, bien pénétrés de la grandeur de leur mission, cl dont la vie publique et privée peut supporter sans crainte l'éclat du jour cl de la discussion.

Organisez-vous sans retard afin de mettre dans vos opt^rations de l'ordre et de l'unité. Créez dans les cantons, les arrondissements et les chefs-lieux des départements, des comités électoraux composés d'hommes honnêtes de toutes les classes, qui puissent correspondre entre eux, diriger et éclairer la masse des citoyens dans l'exercice du droit nouveau (\u\ leur est conféré. Appelez les candidatures à se poser, sans délai, afin d'avoir le temps de les discuter el de les apprécier sainement. Convoquez dans ce but de nombreuses réunions de citoyens, et créez des feuilles périodiques pour les répandre, sinon gratis, du moins au plus bas prix possible parmi les populations.

Citoyens, si, dans les temps de crise, les ambitieux et les cupides se ruent impudemment vers la satisfaction de leurs appétits égoïstes, montrez que les vrais patriotes, les hommes d'intelligence et de cœur courent avant tout se rallier au drapeau du devoir et de rint<îrét commun.

La France, inquiète de la situation provisoire dans laquelle elle se trouve, i. tourne avec espérance ses regards vers le pouvoir souverain el organisateur que ; vous allez élire. Constituez-le digne d'elle, et, après avoir bientôt rendu à notre patrie le calme et la sécurité, il pourra la diriger d'un pas ferme dans la voie désormais libre de ses nobles destinées.

Vous ne vous méprendrez pas, citoyens, sur le sens de notre appel. Il n'a | d'autre but que celui d(^ vous oll'rir notre concours, el <le réclamer le vôtre pour l'œuvre importante que nous allons accomplir. Demandez-nous donc avec confiance tous h^s renseignements qui pouironl vous être utiles, et inlbrnuv.-nous sans retard de vos opérations, afin que nous puissions leur donner la publicité ; nécessaire. !

Les membres du bureau provisoire :

RECURT. adjoint du maire de Paris, président; CllEVALLO^, fabricant; CLÉMENT THOMAS; CORBON, ouvrier; DEGOUSÉE, colonel de la garde nationale; DUBOIS, ouvrier typographe; OLTIN. négociant ; TlllUlON, colonel de la garde nationale.

Toutes les communications doivent être adressées franches de port à l'un des membres du comité, salle Bonne-Nouvelle, bazar Bonne-Nouvelle, à Paris.

RKPUBLIOUE FRANÇAISE.

LIBEBTK, KCAMTÉ, FIVATKRMTÉ,

AU \oM «L PEUPLE rn A\(;\is.

INSTRUCTION DU GOIVKRNFMFAT PROVISOIRK POUR LTAI-CUTION DU DÉCRET DU 3 MARS 1848, RF.LATIF AUX ÉLECTIONS GÉNÉRALES.

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