‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 256 sur 295 · AUX FXECTFIRS DE L'OL^K · texte numérisé non relu

AUX FXECTFIRS DE L'OL^K

Sur mon honneur cl sur ma conscience, devant Djju et devuiit les hommes.

Après avoir mùre:iieal et longuement réfléchi voici mon Credo politique.

PRINCIPES FONDAMENT.AUX.

An. 1*'. Les citoyens non dépossédés de ce caractère ont tous et de par Dieu dos droits é^aux à la discussion et à la confection des lois de leur pays :

Art. îi. La fornje lépulilicaine est la seule qui puisse conduire à la réalisation de l'ordre dans la liberté cl rei;alilé, de la fraternité dans l'humanité.

Art. 3. Les deux principes sus-énoncés sont de leur nature supérieurs et providentiels : l'Assentblée nationale devra s'incliner devant eux.

Arl. 4. l-a simple mise en question de l'un ou de l'autre est un ailontat contre les décrets éternels de la Providence.

Art. •5. Les lois à faire par la Constituante nouvelle devront converger toutes vers la réalisation, dans un avenir piochain, de la Fraternité la |>lus lomplcte.

On y devra consigner la idierlé de la presse, celle des cultes, celle de l'association et toutes celles qui sont les conséquences forcées de nos principes fondamentaux.

Arl. G. Les lois de finances deviont ftre combinées de façon à niveler les inégalités sociales jusqu'à ce qu'il n'en reste plus, (juc celles qii'd n'est pas au pouvoir de l'homme de faire disparaître entièrement;

Art. 7. Tout citoyen devant, suivant Tordre de Dieu, être simultanément producteur et consommateur, quiconque manque à l'un ou à l'autre de ces deux devoirs commet un délit providentiel à moins qu'il ne soit mo-

mentanément dispensé du travail, comme possesseur d'une représentation de son travail passé ou du travad de ses parents.

Art. 8. Le propriétaire inactif, l'homme de loisirs est un travailleur ((ui consomme en se reposant. La propriété, à ce point de vueestilonc une cho<e sacrée ; aussi loin de chercher à l'attaquer, à la détruire, on devrait chercher à lui donner plus de mobilité et des formes plus sociales , c'est-à-dire , harmonisant mieux l'intérêt individuel avec l'mtérèt général : car, ne Touillions pas, chers concitoyens, la stabilité est la première de toutes les conditions de la vie sociale : le progrès n'en est que la seconde. Concluonsen ijue Tordre, même imparfait et joint à la conservation des droits accpiis est un fait de sociabilité non moins important et non moins sacré que la reconnaissance même et le développement des intérêts et des droits nouveaux.

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