POLOGNE
L'Iicurc de la délivrance de la Pologne a sonné. Notre pairie hrisc ses fers, ot nHahlil l'avanl-t^ardi- de la di'mocralic c'iiro])étMuu'.
La Pologne cric anx armes! Elle appelle tous ses enfants de l'exil à son secours. Nous marclions.
Les inslanls pressent et la tlistaiicc est grande.
Frères, vous nous avez soutenus dans noire malheur; prèlez-nous la main au jour du combat. La Pologne a une lulle terrible à soutenir, avant tpie vous puissiez la secourir par vos armes, donnez-nous des moyens de parvenir just]u';( elle.
8ecourez-nous par vos dons patriotiques.
(Jue les chefs de la garde nationale, les présidents et les secrétaires des cluhs, les journalistes que tous les citoyens quiontinie position reeonmu' au milieu du peuple se fasseut cais^iers de la caisst; Polonaise. Les fonds réurus entre leurs mains doiveni être \ersés à la lie/orme. Au nom de l-a Déinocralie polonaise :
Salut et fraternité.
LE rOMlTK CENTRAL,
Signé; Vincent M AzunKUiwicz; François
SzNAVDi:; Victor Hiitman ; SlanLsIas V\onci-.ix et Albert Daiiabz.
Ainsi s'exprime le Comité centi'al de la démocratie polonaise, à Paris.
Citoyens Charenlais! Voyez-vous la Pologne qui se débat sous l'étreinte des tyrans qui l'oppriineiil ? iMitende/,vous ses cris d'alamie? Elle appelle ses enlanls, et déjà frémissant d'une noble impatience, les Polonais nos frères, tournent vers leur patrie des regards de bonheur et
d'espoir. — Jls vont partir, le temps presse, la distance est grande, il faut brûler l'espace. — Mais les misères de l'exil arnHent leur marche; venons à leur secours, répondons à l'appel du comité central, ouvrons sur les divers points de notrtî département des souscriptions patriotiques, et donnons enfin à ceux qui pour nous ont si souvent versé leur sang, ce dernier gage, de nos profondes sympathies.
Le comité polonais d'Aingoulème a désigé le citoyen Mercier, secrétaire en chef de la municipalité de celte commune, pour remplir les fonctions de caissier. — Toutes les collectes devront lui être adressées à l'IIôtelde-Ville.
Salut et fraternité.
Les membres du comité polonais d'Angouiême : Hillairet, pharmacien ; Saint-Martin (François); Vigxaud , relieur; Lecler-Raby, chef de bataillon de la garde nationale; Saint- JiisT, ph uniacien ; Mercier, caissier de la souscription.
Monsieur le préfet.
Le gouvernement provisoire de la République a rendu, le 2 mars 18/t8, un décret qui limite à dix heures par jour pour Paris, et à onze heures pour les départements, la durée du travail des ouvriers dans les ateliers, usines et maiiulactures. Il est indispensable que ces dispositions reçoivent leur stricte et rigoureuse exécution dans tous les établissements industriels. Je vous invite, j'invite toutes les municipalités à veiller à ce qu'aucune infraction n'y puisse être commise sous quclqui- prétexte que ce soit. L'exécution des décrets du gouvernement de la République est confiée à la vigilance et placée sous la sauve-garde de tous les citoyens. En cas de violation de celui qur je rappelle à votre attention, c'est un devoir impérieux pour vous, pour les administrations locales, pour tout citoyen, de dénoncer les contraventions aux autorités de la République. Il s'agit ici tout à la fois et du grand principe de fraternité appelé à présider désormais aux destinées «le la France, et du principe non moins sacré de l'égalité entre tous; entre les établissements industriels, comme entre ceux qui les activent ou leur donnent l'impulsion. Ce sont l<à. Monsieur le préfet, des objets éminemment dignes de la sollicitude nationale; je vous les recommande expressément, et vous invite à me tenir au courant de tous les faits se rapportant à l'exécution du décret suri»; travail. Quant il s'agit de la vie, de la santé du peuple, et de l'égalité dans les conditions industrielles, tout est grave, tout est pressant.
Agrée/, Monsieur le préfet, l'assurance de ma considération distinguée.
Le Minisire provisoire de l'fKirinillnrr ri du commerce,
' RllfllMONT.
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