‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 259 sur 295 · CITOYENS ELECTEURS · texte numérisé non relu

CITOYENS ELECTEURS

La République nous a faits tous égaux.

Donc nous avons tous les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Tous nous ne devons avoir qu'une seule et môme pensée, établir la République sur dos bases inébranlables.

Pour y parvenir, il faut que ceux qui recevront de vous la magnifique mission de faire une Constitution soient bien connus pour vouloir fermement la République.

En dehors de la République, il n'y a plus rien de possible qu'une aflVeuse anarchie.

Pour ne pas comprendre cette vérité il faudrait être aveugle ou insensé.

Envoyez donc à la Constituante des hommes à qui vous ne puissiez soupçonner la pensée d'une autre forme de gouvernement que celle qui vient d'être si glorieusement proclamée. A cette seide condition, noire belle el magnanime France sera sauvée; et c'est alors surtout que chacun de nous pourra justement sentir quelque orgueil du titre de citoyen français.

Mes opinions ont toujours été radicales dans la plusptire et la meilleure acception du mot. Je ne serai démenti j)ar personne. Je veux donc la République, leUe que tout citoyen honnête, juste et intelligent peut la vouloir ; et je la veux ardemment et avec fermeté, c'est-à-dire avec la passion du bien et du beau, et le parti pris de ne rien concéder à quiconque tenterait témérairement de l'entraver dans sa marche régulière et glorieuse.

Je viens donc, Citoyens électeurs, vous demander avec confiance l'honneur insigne d'être un de vos représentants à l'Assemblée constituante.

Si mon nom est proclamé, j'en serai heureux et fier, et soyez bien convaincus

ni-

que riin an inonde, ineine les plus i,'ran«ls pirils, ne pnnira ineinp (lier <le rt plir justiuau bout tous les devoirs d'un vrai lU-present uil du l'euple.

Mais riioninie de votre choix n'aura pas a braver des dangers, parce que tous les C.itovens eleiteurs de la l'rauee . (pielles qu'aient él<- leurs opinions juscpi'à ce jour, comprendront (pi il ne laut nommer cpu' de \rais H(pvd)li( ains. ipii ne veulent pas autre chose que la I\épubli(pie.

Citovens électeurs, comme je n'ai jamais eu tl'aulre opinion (|ue celle qui a pour jamais triomplu' le '2!l lévrier, je n'ai jjas besoin «l'une plus lonyne manilcstatiou.

Tout pour la liepublique, telle qu'elle est résumée sur notre ^doricux drapeau! Voilà ma dc\ise, \oilà la seule rcyle de toutes mes actions. Agréez. Citoyens électeurs,

Mon salut tout fraternel,

E. LAliRENS-RARlFR,

Ancien avoué à Klanipos,

MAINTKNA.NT AVOUÉ A PAHIS.

P. S. J'apprends à l'instant que les citoyens Landbin et P\(;sERRESonl an nombre des

Candidats pour le départetnent de Spine-et-Oisc. Leurs noms en disent assez aux Klecieurs.

Patriotes purs et dévoués, et ayant fait leurs preuves depuis longtemps, ils seront par vous

admis avec acclamation. Quant à moi, je suis fier de voir figurer mon nom parmi les leurs.

Paris, le Mais 1848.

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