DÉPARTEMENT
Db LA
CHAHEMB.
AnjDiili-mi', li^ 10 mars 1818.
RÉPITBLIQUE ERANÇAISE.
l-IBEnTÉ, ÉGALITÉ, FnATKR.MTK.
MoNSIinn IF. M MISK.
Nous vous iiolilioiis lu dtc rt'l du (iouviTiicinciil lu'ovisoirc en date du 5 de et' mois, qui convo<|iu' pour le 9 avril prorliain les assemblées électorales, à relKct dV-lir»! des leprtseiilaiils du peuple devant loiiner l'assiMiihlcc nationale eoiistiluaiite.
\eiiille/. porter immédiatement, par tous les moyens de puMieiti- qui sont en \otre poux oir, k-s dispositions tie ce décret à la connaissance des liai)itaiits de votre commune.
Vous aurez à n'unir dans le plus Oref délai les eouseillers municipaux et dresser conjointement avec eux lu liste d(! tous les habitants apj)elés. par 1 article (i du décret dti 5 mars, à comj)oser l'assemblée électorale du canton.
Celte liste devra contenir:
Les hommes ayant atteint l'àj^e de '21 ans, ou devant l'atteindre avant le 9 avril prochain, c'esl-à-<lire qui sont nés avant le 9 avril liS:27;
(^•ui sont nés ou naturalisés l'rancais ;
{)\i'\ résident depuis six mois dans la commune ;
Et <]ui ne sont pas interdits ou n'o.it pas été l'objet de jugements emportant la privation ou la suspension des droits de citoyen.
Celte liste devra être arrêtée définitivement le ."Vl mars au plus tard. Vous n'avez donc aucun mom«Mil à perdre pour vous occuper de ce travail important.
LeCiouvernemenl compte. Monsieur le Maire, sur votre zèle et votre patriotisme dans celle faraude et solennelle occasion. Il iaiil lacililer au peuple souverain les moyens de manifester librement sa volonté : aucune entrave ne doit être apportée à l'exercice du plus précii'UX de tous les droits et il y va du salut «le la l'rance, qiu- les choix des citoyens ne portent que sur des Républicains éprouvés, capables de tous les sacrifices, embrasés de l'amour de la patrie et préparés à tout lui sacrifier.
Répandez donc autour devons, Monsieur le Maire, ces grandes idées qui si- résument admirablement dans la vieille devise de nos pères : uiiurti:, i-iiAi.ni:, i ratermti-.
Veuillez nous accuser réception de cette circulaire et recevoir l'assurance de nos seiitiments dislini,'ués. Les Commissaires du Gom-ernemenl provisoire, LABOISSIERE et L. lUBALD-LAlUBIKRE.
Augoulème, impriiin'rii' ili; I'. Soulié.
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REPUBLIQUE
FRANÇAISE
LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
Amis ,
Lojoiir même où vous proclamiez la RépuLliquo, un de vous, un de ceux que le consenlemenl populaire chargeait à Limoges de l'administralioa provisoire, Théodore Bac, m'écrivait: «Nous voilà en marche; toutes nos espérances peuvent » se réaliser; attendons l'Assemhlée nationale. » Et il me rappelait mes travaux pour me persuader que je devais me présenter aux sulIVagcs du peuple quand il s'agirait de nommer à cette Assemblée.
J'ai écouté cette voix, et ma conscience, consultée dans le recueillement, faisant taire des scrupules qui pourraient me retenir loin de la vie publique, répond aujourd'hui, à l'invitation partie de votre sein, qu'en effet c'est un devoir pour moi de me mettre à la disposition du peuple, et de prendre part, si le peuple me donne cette mission, aux travaux de l'Assemblée nationale.
J'ai interrogé ceux qui sont ici avec moi, unis dans l'œuvre sainte de l'association. Leur sentiment m'a confirmé que m'abstenir en cette grave circonstance serait une action peu louable, et qui pourrait être niai interprétée. Ce n'est pas lorsque nos principes sont proclamés, mais non réalisés, qu'il faut en abandonner la défense.
C'est à Limoges que notre doctrine a trouvé le plus d'appui; c'est à Limoges que je me présenterai. .Te vous demande donc votre adhésion et votre concours. Amis, je n'ai point besoin pour vous de faire >inc profession de foi. Si vous approuvez ma résolution, si ma èandidalnri' est aniioncée et soutenue par vous, j'irai à Limoges, et j'offrirai au peuple le témoignage de ma vie tout entière.