‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 273 sur 295 · A SES CONCITOYENS · texte numérisé non relu

A SES CONCITOYENS

CITOYENS

En 1792. mon pcro fut envoyé à la Convention nationale, après avoir juré de défendre la Republique, et de mourir au besoin pour elle.

Les missions de Le Bas aux armées de Sambre-et-Meuse et du Rhin, la reprise deslii,niesde\Vei.ssembourg, le déblocus de Landau, le 9 thermidor, disent assez s'il a tenu sa promesse.

Fier de sa mémoire, je viens à mon tour solliciter les suflrages de mes conciloyons,

Comme lui, j'apporte un dévouement sans borne à la sainte cause de la République.

Vous connaissez mes principes : ils sont les mêmes que ceux du Comité central qui m'a nommé son secrétaire.

L'ordre et le progrès !... Plus heureux que nos pères, nous avons pour mission, non plus de détruire,mais d edifier.Sans le progrès, pas d'ordie qui soit durable : nous venons d'en avoir la preuve; sans l'ordre, pas de progrès qui ait le temps de prendre racine.

Liberté pour chacun, égalité, fraternité pour tous.

Une République puissante et respectée au dehors, pure et énergi((ue audedans, partout conciliante et forte . toujours grande, toujours généreuse, donnant à celui qui n'a pas sans dépouiller celui qui possède, et voulant allonger les vestes satis raccourcir les habits : la République de Déranger, enfin, celle qui doit faire le tour du n)onde.

Pour celle-là, j'en atteste les mânes glorieuses de mon père, moi aussi je saurais' mourir.

Salut et fraternité.

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