‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 3 sur 295 · PREFECTURE DE POLICE · texte numérisé non relu

PREFECTURE DE POLICE

PROCLAMATION

Habitaiis de Paris I

Une inquiétude, qui nuil an travail et aux affaires, règne depuis qucli|ues jours dans les esprits. Elle provient des manifestations qui se préparent. Le gouvernement, déterminé par 'les motifs d'ordre public qui ne sont que trop justilié-î , et usant d'un ihoii (jue les lois lui ilonnent. et qui a été constamment exercé sans contestation, ;. interdit le B.ukjuli du 12"= arrondissement. Néanmoins, comme d a déclaié, devant la Chandjre des Députés, que retto question était de nature à recevoir une solution judiciaire, au lieu de s'opposer par la force à la réunion projetée, il a pri- la résolution de laisser constater la contravention, en permettant l'entrée des convives dans la salle du banquet, espérant que ces convives auraieat la sagesse de se retirer à la preuiière sommation , alin de ne pas convertir une simple cottiravenlionen un acte de rébellion. C'était le seul n.oyen de l'aire juger la question devant I autorité suprême de la Cour de Cassation.

Le gouvernement persiste dans cette détermination ; mais le manifeste, publié ce matin par les journaux de l'opposition , annonce un autre but, d'aulres intentions, il élève un gouvernement à côté du véritable gouvernement du pays, de celui qui ot ill^titué par la Charte et qui s'appuie sur la majorité des Chambres ; il appelle une manifestaiion i)ublique, dangereuse pour le repos de la cité ; il convoque, en violation de la loi de 18"J I , les gardes nationaux qu'il dispose à l'avance en haie réiiulière , par numéro de légion , les officiers en lète. Ici, aucun doute n'est possible, de bonne foi ; les lois les i)lus claires, les mieux établies sont violées. Le gouvernement saura les faire respecter ; elles sont lo fondement et la garantie de lordro public.

J'invite tous les bons citoyens à se conformer à ces lois , à ne se joindre à aucun rassemblement, de crainte de donner lieu à des troubles regrettables. Je fais cet appel à leur patriotisme et à leur raison . au nom de nos insiilutions , du repos public et des intérêts les plus chers de la ciié.

Paris, te 2\ février lUS.

Le pair de France, pnfct de police,

Page 1