‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 55 sur 295 · PASSÉ · texte numérisé non relu

PASSÉ

Frères !

Serablablf à un tonnerre formiiiablf, la Révolution de février a ébranlé l'univers jusi|ue dans ses entrailles, et les trùnes des rois ont vacillé sur leurs bases vermoulues.

Partout les monarchies sont en décadence.

Une ère nouvelle vient de se lever sur la France pour la rajeunir et la régénérer.

Espérons que l'Europe, guidée par notre aurore, va reconipiérir ses droits méconnus et sa liberté enchaînée

Si je jette sur le règne du dernier de nos rois un regard (!e douleur et de mépris, je vois un passé rempli de mensonges, de déceptions el de cruanlés; l'emploi brutal de la force au pn "fil du despotisme ; la corruption dans l'État, la concussion parmi les fonctionnaires, les ministres se prostituant ;i un système décrépit ; la dépravation dans les mœurs et des scandales dont l'arislocratie fait tous les frais ; enlln, le dégoût universel d>; vivre dans une époque humiliante, indigne des fastes de notre nation.

Qu'il soit dit! et chassons dans les dernières elles plus honteuses pages de la monarchie l'histoire de ces dix-huit années.

Que l'oubli nous cache l'abirae que nous venons de franchir d'un bond , et reportons nos yeux sur l'ère nouvelle qui nous éclaire- Mais avant tout, frères, prions pour les mânes des morts !

Gloire \ vous dans le pissé, dans le présent et dans l'avenir, martyrs immortels !

Que vos mères soient bénies !

Votre sang pur el généreux a noyé les projeta de la tyrannie!

Ceux qui vivent se souviennent el vous saluent! Vive la République!

Le malin nous étions esclaves, le soir nous étions libres.

C'était le mardi. Un ciel orageux lançait des raffales de pluie sur la place de la Concorde. Une morne stupeur régnait sur les visages. On était dans l'attente d un grand événement. Le déll insolent de la veille avait étonné les courages. Soixante mille hommes et une police invincible bravaient notre désespoir. Cependant une ardeur dévorante étincelait lians les yeux; on pouvait saisir au milieu des cris et des huées l'accent d'une colère redoutable, et des gestes menaçants inlimidaientdéjà les cohortes dos sbires enivrés.

Trois jours.... Mais tout est Uni. Le pardon el l'oubii uni été le chiltiuient des vaincus. Ainsi punit un grand peuple.

Quint à nos frères de l'armée, grAce^s leur soient rendues!

Soldats intelligents d'une nation généreuse, ils ont répondu en frères à. nos acc-lamations, et ils ont gardé pour l'étranger agresseur le plomb dont on avait chargé leurs armes.

Frères, prions pour les œine> des morts !

Gloire à vous dans le passé, dans le présent el dans l'avenir, martyrs immortels!

Ceux qui vivent se souviennent et vous saluent ! Vive la République !

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