‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 57 sur 295 · AVENIR · texte numérisé non relu

AVENIR

Frères !

Je n'ai plus de vie et de pensée que pour la

Rt'piiblique.

Chaque jour je m'endors heureux, libre et fort.

Lorsque l'inspiiation vient me visiter, je mT'lève par la méditation au-dessus (lu présent, et je cherche à m'initier aux niystères de l'avenir.

Et je ferme les yeux, happé d'éblouissement,

.le vois nos riaules et lerliles campagnes baignées de lumière, parées de moissons abondantes.

Je vois nos forêts reboisées, étendant sûr la croupe des montagnes leur majestueuse immensité.

Je vois nos rivières répandant, dans les pays qu'elles sillonnent, des sources do lertilitô et de richesses dont on n'a point encore profité.

Je vois la misère s'enfuira pas précipités et se diriger vers les empires que le despotisme gouverne.

Le travail est assuré. Il n'est plus une peine dure, parce qu'il a un but universel et que chacun en récolle les fruits.

Le crime a disparu d'entre les hommes.

La Fraternité préside aux relations des citoyens, confondus par l'égalité.

L'éducation qui a perdu ses formes âpres et peu attrayantes, polit les mœurs, adoucit les usages.

Les citoyens s'éclairent entre eux. ils se communiquent leurs idées, ils les échangent, et de ce commerce fraternel naissent des inventions nouvelles qui alimentent la prospérité do l'État.

A l'activité qui se déploie dans les villes et dans les campagnes, on reconnait iiue ce peuple de frères est niù par l'aniuurde l'iuimanilé et le sentiment de la justice.

Les hommes alors sont heureux de vivre.

Le citoyen qui [lasse abaisse sur son frère un regard ami ; tout le monde est prêt à se secourir par un commun élan.

Dans un jour de fôte, je vois une multitude innombrable battre des mains, se donner le baiser de paix et j'entends ses cris d'enthousiasme, dont la clameur s'élève vers Dieu en holocauste....

Un soleil éclatant, partagé entre tous, inonde ce spectacle de sa plus vive lumière.

En elïet, une ère nouvelle vient de s'ouvrir qu'aucune révolution ne viendra fermer.

VIVE L\ REPUBLIQUE

Imprimerie d'E. BAUTRUCKE, rue do la Harpe, 00.

A M, les Membres du Gouverncmcnl provisoire de la Képiibliiiiic.

Paris, ce 26 février! 848.

Au mnmcnl même de la victoire du peuple, je me suis reudu à l'ilôlcl-de- Ville. Le devoir d(^ tout bon citoyen est de sr n'unir auloiir du pfouvc'rneinenl provisoire de la l'irpublique, el je liens à être un des premiers à le faire, heureux si mon patriotisme peut être ulilemenl employé.

Pierevez, Messieurs, l'expression des sentimenls de respect et de dévoùment do votre concitoyen,

Napoléon BON APARTE.

(Extrait du Moniteur.)

A II. Diiverg(T, imprimeur.

C'est un devoir pour tous les bons citoyens de donner leur concours au di^veloppcnicnl ri';,'iilicr et pacifique de nos inslilulioiis nouvelles.

l.c di'\oir particulier des chels ilc maisons comnicrciali's cl industrielles est d'assurer du travail aux ouvriers cpii en demandent. Le travail produira le l)on ordre, et le 1><)m oitire donnera à la lil erté une base in(']iranlal)li'.

(Jue ce soit 1 honneur de la Révolution de (Vvrier IS'iS. aussi bien que de celle de juillet 1830, d'avoir éclaté et triomphe en trois jours sans apporter avec elle la désorL'auisation du commerce cl l'industrie, et sans avoir tari un instant les sources de la riihesse ualiouale.

Nous vous prions, Monsieur, d'organiser immédiatement, pour le compte exclusif de notre Lil)rairie, trois presses à bras pour lesquelles nous vous assurons un ti avait de trois mois.

Nous prenons aujourd'hui le nu'me engagement avec trois imprimeries, celles de MM. l'a 1 Renouard, Crapelet et Panckouke.

Yeuillez, Monsieur, recevoir nos civilités cordiales.

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