AUX CITOYENS MEMBRES DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE
CITOYENS , Nou&, soussignés, considérant que le fait seul de notre glorieuse révolution a mis et dû mcllre à néant toutes les ordonnances restrictives de la presse;
Que l'on ne saurait invoquer les lois de septembre ou toute autre loi antérieure à l'appui d'une ordonnance tendant à entraver l'expression de la pensée; Considérant en outre;
Que s'il devait être tenu compte de ces lois liherticides, il nous faudrait, pour être conséquents , retourner à la Charte de 1830, et regarder tout ce qui s'est fait comme non avenu ;
Déclarons nous opposer de tout notre pouvoir au décret qui maintient le cautionnement, tant pour les journaux présents que pour ceux à paraître ; et nous vous invitons à retirer votre décret.
JULES MOUKLL, brociii:tox, dupuis, cultie, jatie, piedford, mélingue, couvelet, E. DEVAUX (compagnie du ^4 février), perraton, lecoeur. perret, landellr, henri,
IIÉMÉRY, RONTOUR. NOUVEL, TABARY, FOURRIER P. PAGNON, SergCnt-majOr du pOSte,
24 février 4848; gaillard, pécheux, gerry.ruault.de beaulieu, court, rousselet.
Voir le Peuple Conslûuant. Mars 1848. (N. d. E.)
Paris. — Tmp. de E. Brière, rue Sainte-Anne, 5S.
REPUBLIQUE FRAIVÇ4ISE.