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CENT MILLE CITOYENS

Les gouvernements qui ne regardent pas comme un devoir impérieux d'obtenir la sympathie publique, ne comprennent pas les besoins qui assiègent l'Agriculture, et qu'il taut satisfaire à toute nécessité"!

* (Le gouvernement provisoire aux membres du congrès

(ifjricole, 6 mars 1848.)

Plus que jamais aujourd'hui, nous on sommes venus à reconnaître la néces-' silé d'une prompte organisation du travail.

De toutes les industries, l'Agriculture est celle qui a été la plus cruellement éprouvée.

Et pourtant l'Agriculture est la source de toutes richesses.

L'Agriculture est la mère-nourrice des nations, aussi tous les peuples la placent-ils au premier rang de leurs institutions.

La France, seule, par un étrange contraste, l'avait laissée jusqu'ici au dernier rang. Cet état de choses était trop afiligeant, trop dangereux pour que tous les. hommes qui s'intéressent sincèrement à la prospérité du pays ne se préoccupassent pas d'y apporter un remède efficace et prompt.

L'Agriculture manque de hras ; le Travailleur manque d'ouvrage ; la France, elle-même, a été un moment à la veille de manquer de pain. Que ce passé nous serve de leçon ; et n'oublions plus désormais que le Travail, seul, peut concilier ces trois intérêts également précieux.

Donner i]u Travail à ceux qui en demandent, telle est la question que veut et peut résoudre aujourd'hui la COMPAGNIE GÉNÉRALE DE DÉFRICHEMENT DES TERRES INCULTES DE LA FRANCE.

A cet efFet, une jiétilion relative à l'organisation immédiate du Travail agricole sur les terrains considérables dont celte compagnie est propriétaire, va être présentée par elle à l'approbation du gouvernement de la République.

Que tous les bons citoyens cpii veulent contribuer à améliorer à la fois le sort du Travailleur et celui de l'Agriculture viennent prêter leur concours à cette œuvre si éminemment nationale, et appuyer de leur approbation et de leur signature la pétition qui va être adressée incessamment aux chefs du gouvernement.

On délivre le projet de cette pétition et on reçoit la signature des adhérents jusfin'nu 2.1 mars, dans les bureaux de la Compagnie générale de Défrichements, 8, rue de ('hoiscul, tous les jours de midi à (rois heures. Paris, le 12 mars I8/|8.

('elle affiche fut réimpriiiice cl affichée plusieurs fois sous ce litre et sous celui-ci ; De la nécessité (Tune

prompte '^'rg/ivisaiicn du tfavail agrktilc.

AUX ELECTEURS

DU

DÉPARTEMENT DE li SEINE.

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