PEUPLE DE PARIS
CITOYENS
Je viens solliciter de \oiis le mandat de représentant d\i Peuple.
Voici mes litres à votre confiance :
Avant 1830, je faisais partie de cette classe de Citoyens repoussant le Gouvernement qui nous avait clé imposé par l'étrangler. A cette époque, je fus des premiers à descendre dans la rue. et l'un des premiers blessés.
Le 2h Février dernier je participai à la nomination du Gouvernement Provisoire, je le conduisis à l'Hôtel-de-Ville, d'où je vins, immcdialcment, au nom du Peuple, aj3poserles scellés sur le Trésor National, où se trouvaient au-delà de 200,000.000 francs, non compris les immenses richesses que je recueillis au palais des Tuileries, de Neuilly, etc., et que je fis déposer au Trésor.
Sollicité par les Membres du Conseil municipal de Neuilly, je me portai au milieu des hommes qui venaient incendier cette résidence, afin d'empêcher déplus grands malheurs, dont on menaçait celte commune.
Nous souffrons tous, Citoyens, d'une crise sans exemple dans nos annales financières : cette crise. Citoyens, pouvait être conjurée, si les finances de la République eussent été confiées à des hommes sérieux et capables de itérer la fortune du PcujdIc.
Si j'avais l'honneur d'être choisi pour vous représenter, je défendrais tous vos droits politiques et matériels, je ferais mes efforts pour faire rendre à la Répul)lique ce bonheur dont elle devrait jouir depuis qu'elle est proclamée. Je ferais que les charges ne fussent supportées que par ceux qui peuvent les paver, après avoir obtenu 1(> remaniement \c plus complet de ce système vicieux qui sert de base à l'application inégale des impôts prélevés sur le peuple, qui atleud. depuis plus de soixante ans, une Répuhliquc-vérilé , malgré tout le sang et l'or qu'il n'a cessé de prodiguer à ceux qui l'on exploité jusqu'à ce jour.
Je voudrais, enfin, un Gouvernement à bon marché, adoptant cette sainte devise du Peuple : « Qu'il faut pouvoir vivre en travaillant ou mourir en combattant, lorsque ses droits sont méconnus. »
J'appuie la candidaliire du citoyen â i^TirViTTM
Napoléon LANGLOIS, et j'abandonne, -^' VLJC..Mli\,
comme lui, les trois quarts de l'indem- .
nité allouée aux Représentants, en fa- ANCIEN RECEVEUR-GÉNÉRAL DES FINANCES,
veur de la Société Républicaine des pauvres honteux. . 3S, rue de la Chaussée-d'Antin. Quentin.
Imp. Bénard et comp.. passage du Caire. î.