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DE L'ARRONDISSEMENT DE VASSY

AUX CITOYENS

DI DEPARTEMENT DE Li HMTE-MAME

Citoyens

Une grande Révolution vient de s'accomplir ; les glorieuses barricades de février ont inauguré pour la France une ère nouvelle et régénératrice. Mais une partie seulement de la tâche est remplie; il nous reste à la compléter par la nomination de Représentants, qui, s'associant aux progrès de la raison populaire, comprennent les notal)les principes de.4iberté, à! égalité, et de fraternité, proclamés par la République.

Nous avons à donner .au monde l'exemiDle d'un peuple libre, uni, ami de l'ordre, sachant se gouverner par lui-même, et marchant^^d'un pas ferme à la conquête de son bien-être et des améliorations sociales. '^

Des choix qui seront faits déj^endent le salut de la France et la stabilité des institutions réclamées.

Loin de nous ces hommes du lendemain qui ne voient dans un gouvernement nouveau qu'une occasion de se ruer sur les places et les emplois, et de montrer ainsi l'obséquiosité de leur conscience 1 Loin de nous ces esprits timorés que toute secousse inquiète, que les mesures énergiques épouvantent et qui reculent devant l'innovation 1 Loin de nous surtout ces hommes rétrogrades dont l'adhésion à nos institutions nouvelles est commandée par la circonstance ! !

Nos suffrages doivent porter sur des cœurs sincèrement attachés à la République et prêts à se dévouer sans relâche à la cause populaire, sur des âmes mues par un patriotisme intelligent, qui sachent faire abnégation d'eux-mêmes pour nous donner une République grande, forte et pure, et pour se consacrer entièrement à notre régénération 1

La mission à remplir est noble et belle; il faut que le candidat puisse dérouler sa vie publique et privée, et justifier ainsi ses titres à la haute marque de con-

fiance qu'il sollicite. Les garanties à donner ne sont pas dans les promesses, elles sont dans les antécédents.

Mais la condition du succès, ne l'oublions pas, ne peut être que dans l'union. Appelés à coopérer à iin acle immense, les bons citoyens doivent mettre en pratique le princijDC de fraternité, base fondamentale de la République ; il faut qu'ils s'unissent dans une pensée commune de patriotisme.

Afin d'atteindre ce but, nous nous sommes constitués en comité pour l'arrondissement de Vassy; nous nous mettrons en rapport avec nos divers cantons et avec les arrondissements de Chaumont et deLangres. Ces rapports peuvent seuls nous éclairer et nous diriger tous sur les choix à faire.

Que les candidatures se posent, et qu'elles se posent sans délai. Notre mission sera de les faire connaître, afin que chacun puisse à l'avenir les discuter et les apprécier.

Notre concours est acquis à la cause populaire. Nous voulons pour la classe ouvrière du pain, du travail, des salles d'asile, des écoles, tout en un mot ce qui peut améliorer la position du peuple et contribuer au développement de son intelligence. Nous serons heureux si, par nos efforts^ nous pouvons contribuer à l'affermissement de la démocratie, de cette organisation politique où chacun, désormais, trouvera des éléments assurés de tranquillité et de bien-être.

Vassy, le 14 Mars 1848.

Les membres du Comité,

RAVELET, maire de Vassy, Président; — ALIPE, docteur en médecine. Secrétaire; — RIGOIGNE, juge au tribunal civil; — MASSON, commandant de la garde nationale;— BOREL, conseiller municipal; — GIROT, avoué.

• Chaumont, imp. et liihog. de Charles Cavaniol.

Voir \QBien public, du 17 mars 1848,

A MES COHCITOYENS.

Je me présente comme Candidat à l'Asseml)lée Nationale. Une Profession de foi peut mentir; la mienne sera dans la conscience de ceux qui me connaissent.

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