AUX CITOYENS OUVRIERS
DE
Seine-et-Oise.
Citoyens ,
Le gouvernement actuel a déclaré qu'il verrait avec plaisir des hommes du peuple, des ouvriers pour représentants ; c'est comme ouvrier, comme homme du peuple que je brigue vos suffrages.
N'attendez pas de moi de beaux discours : je serai simple dans mon langage comme je le suis par ma position. Né à Ponloise, de parents ouvriers, j'ai été élevé au milieu des ouvriers.
Depuis quatorze ans que j'habite Versailles et ses environs, j'ai, comme instituteur, connu les habitudes des ouvriers et surtout les besoins de la classe pauvre des campagnes; comme géomètre, je suis initié à leurs travaux.
C'est donc aux ouvriers princiiDalenient que je m'adresse, ce sont leurs suffrages que je sollicite.
En m'iiouoraiit de leurs voles ils honoreront leur position sociale, car ils choisiront un des leurs, qui consacre tous ses moments au peuple, dont il est membre, à la classe ouvrière, dont il fait partie.
POMOISIENS.
Citoyens compatriotes, c'est votre camarade qui fait un appel à votre ancienne amitié ; il a confiance en vous, ayez confiance en lui.
El vous, collègues, qui connaissez mon caractère franc et loyal, voulez-vous qu'un des vôtres soit le digne défenseur de nos libertés? appuyez-le.
J(; n'ai pour titres que mon patriotisme et la confiance que j'ai mise dans les ouvriers de Seine-et-Oistv. Cette confiance sera-t-elle trompée? Votre camarade vous attend, il veut la LIBERTE, la UÉLUJBLIQUE.
Vive
LA République !
Salut et frat
ernité,