‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 140 sur 236 · AUJOURD'HUI · texte numérisé non relu

AUJOURD'HUI

Jurons à notre tour, Citoyens, nous, les héritiers de cette magnifique époque , jurons de continuer son œuvre avec une infatigable ardeur!

Jurons de travailler sans relâche à l'édifice qui doit immortaliser le dixneuvième siècle et abriter les peuples dans l'avenir!

Jurons d'assurer à jamais l'établisse-

puteraient le^pays. (^Circulaire du citoyen Rétnilly, du 26 février 1839.)

Je désire soutenir encore le ministère; il y a peu de courage à attaquer le pouvoir aujourd'hui, il en fautpluspour le défendre; il importe au développement de nos institutions de le bien affermir. Mais je n'abandonnerai jamais aucun de mes principes, de mes sentiments intimes : la conscience ne permet pas de sacrifier la conviction, car. la conviction c'est Thomme.

Je suis heureux, moi, de voir le roi gouverner comme il le fait dans la limite de la Constitution, car j'ai pleine confiance dans ses lumières et dans son amour pour le pays. — Dans ces temps orageux, difficiles, dans cette longue traversée de seize années semées d'écueils et de périls, s'il n'eût pas tenu le gouvernail, que serait devenu le vaisseau de l'État et les immenses intérêts que ses vastes flancs renferment? Peut-on demander qu'un fondateur de dynastie soit étranger h son œuvre; que la première, la plus haute intelligence de l'Etat, du pays, demeure sans influence sur ses destinées? Peui-il convenir au peuple français de n'avoir pour chef, de ne présenter au sommet de son édifice politique qu'une intelligence passive, inactive, qu'une abstraction couronnée?

Non, la France est fière de son roi, à cause surtout de sa royauté intellectuelle; l'Europe le regarde avec admiration; le peuple français, si loyal, l'apprécie plus haut chaque jour. Espérons en la durée, pour notre repos, de sa précieuse existence. Dieu, qui donne aux génies de cet ordre leur mission providentielle, les protège aussi souvent qu'il le faut contre des tentatives insenséoe; il ne laisse pas ainsi traverser ses desseins. Cet élu d'un peuple grand et libre accomplira jusqu'au bout son œuvre sainte de paix elde conciliation ; il vivra longtemps pour le bonheur de la France, pour la paix de l'Europe, pour le repos du monde, et pour la gloire dont la postérité le couronnera. (^Circulaire du citoyen Rémilly, é?u8 août 184G.)

ment, la consolidation, le triomphe pacifique d'une République forte , grande et glorieuse !

[Discours du citoyen Rémilly au banquet républicain du Jeu de Paume.)

Ce que j'ai dit, ce que je voulais, il faut aujourd'hui plus que jamais le vouloir; un souffle du Peuple a renversé soudainement ceux que leur force et leur fortune aveuglaient; une dernière révolution s'accomplit.

Le gouvernement républicain établi tout-à-coup, s'efforce de nous sauver par l'ordre; les intentions sont pures; il faut s'y rallier de cœur ou par raison : c'est ce que j'ai fait.

{Circulaire du citoijen Rémilly, du 1/t Mars 18/i8.)

Jugez

Versailles. — Imp. de Beau jeune, rue Satory.

BEISTIN HE l KMBLI&DE

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