‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 15 sur 236 · AUX ELECTEURS DE LA SEIAE · texte numérisé non relu

AUX ELECTEURS DE LA SEIAE

CITOYENS, En 1793 la France avait à lutter contre la guerre civile et la guerre étrangère. Le parti i\v. la peur et de la réaction lui nia des généraux et cependant le peuple produisit celte pléiade militaire qui a stupéfait le monde par son courage et sa grandeur.

En I8/4H, la France veut organiser politiquement et socialement la démocratie

répuhlicaitic.

Le parti de la peur et de la réaction nie la puissance des hommes nouveaux, et cependant le peuple fera jaillir de son sein une assemblée qui deviendra l'étoile polaire des nations civilisées.

Je suis un homme obscur, mais la république est une mère féconde qui pandit ses enfants en un seul jour.

Avec la conscience du devoir et la profondeur de la conviction, je n'hésite pas à m'offrir aux suffrages des républicains sincères.

J'ai peu fait ; mais j'ai fait tout ce que j'ai pu.

Je suis un combattant de 1830 ; j'ai la décoration de juillet.

A Rouen j'ai défendu la société des Droits de l'Homme.

Partout j'ai enseigné les opinions républicaines aux époques où ces opinions étaient proscrites.

En février 18^8, je me suis retrouvé dans les rangs de la garde nationale, 3' légion, compagnie Fallet ; j'ai rempli mon devoir de mon mieux.

Ceux qui m'avaient vu à l'œuvre, m'ont nommé président du club républicain du 3* arrondissement.

Depuis, par mes écrits et mes paroles, j'ai soutenu, chaque jour, les principes de la démocratie politique et sociale.

nération de la patrie !

Si j'ai l'honneur de représenter le Peuple, je soutiendrai les principes les plus purs et les plus radicaux de la démocratie.

Je combattrai de toutes mes forces les tendances secrètes ou déclarées qui travailleraient à notre désunion.

Et si l'assemblée manquait aux espérances du pays, je donnerais ma démission pour rentrer dans les rangs du peuple dont je suis sorti.

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