V. la Réforme, mars
Aux électeurs de la Seine.
J'aspire à l'honneur d'être l'un de vos représentants dans l'Assemblée nationale.
Citoyens de Paris, j'ai constamment partagé les opinions, les sentiments, les espérances de l'immense majorité d'entre vous.
Garde national, j'ai eu le bonheur, eu partageant vos fatigues et vos périls, de resserrer les liens qui m'unissent à la cité parisienne.
J'accepterai dans la Constitution les innovations libérales qui me paraîtront d'accord avec l'état vrai des esprits en France, avec les soullrances du peuple.
Je veux que la République soit pure de tout excès, conservatrice de la propriété et de la famille, et que loin d'encourager la licence des appétits et des doctrines, elle assure à la société ses garanties, à la France sa vraie grandeur, à la morale son empire, à la raison son autorité.
ROGER (du Nord).
Imp de G. Gratiol '