NUMEROS
Quai Saint-Bernard.
1 à fin.
Quai des Fo!>sés~Saint-Bernard,
1 à fin.
Neuve Saint-Etienne.
1 à fin.
2 à fin.
Neuve-Sainl-Médard.
1 à fin.
2 à fin.
Saint-Victor.
des Fossés-Saint- Victor.
21 à fin.
Cuvier.
1 à fin.
2 à fin.
Ti iperet.
1 à fin.
2à fin.
la nie Guy-Labrosse.
1 à fin.
2 afin.
de Jnssicu.
1 à lin.
2 à fin.
place Saint- Victor.
2 à fin.
Appel est fait au patriotisme de tous les citoyens de la circonscription désignée , afin que celte réunion, qui sera peut-être la dernière avant les élections, soit aussi nombreuse que possible.
Tous les Candidats sont priés de s'y rendre pour faire leur profession de foi.
Président.
Membres.
Secrétaires,
Imp. deE. Bautruche, 90, r. de la Harpe.
GALET, docteur médecin.
PIERSON, chefd'ateher.
MARTIN, ouvrier.
DELAGRANGE, emi^loyé.
PERROT (Alfred) , élève de l'École des Beaux-Arts.
Aux citoyens gardes nalioflalix de la S** conipaf^nie du 4*''' balailloii de la 2^ légion.
Citoyens, vous le savez, la sauve-garde de la monarchie c'était la division; un antagonisme profond, irréconciliable, entre les deux grandes classes de la société française, la bourgeoisie et \o prolétariat.
La sauve-garde de la République, au contraire, c'est l'union, la fusion intime de tous les intérêts, l'unité fraternelle de tous les citoyQps dans un but commun,
la prolection de chacun par tous, dans son honneur, sa famille, sa propriété. Hors de là, point de salut.
11 faut donc que chacun s'emploie à cette ocuAre de paix et de conciliation.
Or, les rangs de la garde natiouak" nous ont paru ce point de contact que nous cherchions, le \éritaljle terrain de la fratirnilé sociale.
Au moment d'élire nos chefs, ne laissons pas échapper cette belle occasion de faire la part à chacun dans la.dislrihution des grades et des legilimes influences.
C'est le moyen d'intéresser tout le monde au maintien de l'ordre et de la liberté dans la République.
La garde nationale s'est démocratisée par l'avènement du prolétariat à la vie politique. Il faut que ses élections soient toutes démocratiques, qu'elles représentent, de la base au faîte, les deux grands éléments qui la composent.
Pour que la garde nationale soit véritablement le Peuple armé, il faut ;
1° Que ses chefs ne soient pas exclusivement des bourgeois ou des prolétaires, mais qu'ils soient pris, en nombre proportionnel, parmi les uns et les autres;
2° Que les anciens gardes nationaux n'excluent personne à la candidature, et que les nouveaux ne craignent pas de s'y présenter.
C'est seulement sur cette dernière recommandation que nous croyons nécessaire d'insister pour le moment. Oui, c'est à vous que nous nous adressons, nouveaux gardes nationaux, ouvriers en majorité. C'est voire modestie que nous attaquons, votre droit que nous défendons contre vous-mêmes, puisque vous l'abandonnez. Car, nous le savons, il en est beaucoup parmi vous qui ont servi la France dans l'armée active, — qui y ont mérité des grades, gagné des blessures : il en est enfin un grand nombre qui feraient d'excellents chefs pour notre garde citoyenne. Eh bien ! à peine quelques-uns ont-ils osé briguer riionucur du commandement; nous dirons plus, pas un na osé, ne fût-ce que par un juste orgueil, entrer en concurrence dans les premiers grades avec les riches incapacités qui se produisent si hardiment chaque jour! D'où vient cela? La crainte d'échouer? mais vous auriez la majorité presque partout. La pauvreté?.. Ecoutez ee que nous disent les citoyens les plus distingués par leur éducation et leurs lumières, des médecins, des avocats, des avoués, de grands industriels : Comme vous, nous voulons des officiers prolétaires, ouvriers, nous en voulons beaucoup, le plus possible, à tous les degrés delà hiérarchie; nous en voulons, parce qu'ils sont probes, dévoués, et qu'ils peuvent nous aider puissamment à consolider la République. Qu'attendent-ils donc pour se présenter? — Et quand nous établissons devant eux le bilan de l'ouvrier pour subvenir aux frais d équipenient : Tant mieux! avec le grade nous leur décernerons les épaulettes. le riche en achètera deux paires au lieu d'une; dans chaque compagnie on" doit agir comme en lamille. — Frères, vous l'entendez, voilà de bonnes paroles qui devraient v.ous encourager à bien faire. Allons, plus de finisse honte, ou nous vous réjiélerons ce que vous disait Mariot, dans son éloquente afiiche, au sujet d'autres élections que vous négligez aussi: Prolétaires, vous abdiquez; ceux qui vont se faire inscrire sur les listes électorales, comme ceux qui aspirent aux grades dans la garde nationale, tous ceux-là ne sont pas contents de vous.