‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 186 sur 236 · AU GRAND SALON DE FRANCE, BARRIÈRE POISSONNIÈRE · texte numérisé non relu

AU GRAND SALON DE FRANCE, BARRIÈRE POISSONNIÈRE

ROYER, Fleuriste, MORIOT. Fumiste.

RIRCH, Fleuriste, RAMEAU, Peintre.

JACQUEMIN, forgeron, 16, Quai Valmy.

Imp. Lacrampe et Ferliaux, rue Damielte.

REPUBLIQUE FilANÇAISE

LIBERTE , EGALITE , FRATERNITE

Citoyens de la Creuse ,

Une révolution vient de s'accomplir, comme en 1830, en trois jours. Elle a balayé une dynastie qui ne voulait pas pour base des principes démocratiques. Désormais plus de monarchie 1 La royauté, la monarchie, le pouvoir, doit se personnifier dans le peuple.

C'est sous l'impression de cette grande commotion électrique, que vous êtes appelés à élire, le 3 avril, vos sept représentants. Si la République française a la sympathie des peuples de l'Europe, elle a, en revanche, il ne faut pas se le dissimuler, la haine des rois absolus. Au moment du danger, tout citoyen a des devoirs à remplir. C'est uniquement ce qui me détermine à me lancer dans les agitations de la vie politique , et à venir solliciter de vous le mandat de représentant à l'Assemblée nationale.

Travailler sans relâche à consolider l'édifice social de la République ; veiller à ce que les emplois publics ne soient plus le privilège exclusif de la fortune, de la corruption, et de l'immorahté; retaljlir l'ordre et l'équilibre dans nos finances ; diminuer l'impôt qui pèse de tout son poids sur les pauvres ; telles seront, si je suis élu, les préoccupations de toute ma vie. Je compte sur le concours des démocrates; je compte sur les voix de tous les citoyens honnêtes qui veulent Vordre, la paix , la liberté et l'honneur de la France.

Quant à vous, Électeurs , qui ne votez que pour des places et des faveurs, gardez vos suffrages je n'en veux pas.,...

Je tiens à coup sûr à l'honneur de représenter mon pays ; mais, avant tout, à sortir sans tache du creuset plébéien.

Agréez, etc.

A. DESFOSSES-LARGRAVIÈRE ,

Docteur-médecin.

Boussac, 17 mars 1848.

Voir VEclaireur de la Creuse, mars 1848.

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