‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 220 sur 236 · TOUTES LEURS CONSÉQUENCES · texte numérisé non relu

TOUTES LEURS CONSÉQUENCES

« Je veux un pouvoir législatif, produit d'une délégation sincère et librement votée par tous les citoyens; je veux quo le législateur vienne purger périodiquement sa responsabilité devant le tribunal de ses électeurs. Je veux des législateurs indépendants, inviolables comme la souveraineté de laquelle ils émanent.

« Je veux un pouvoir exécutif, fortement constitué par son unité, doté de l'autorité la pl^is large, lapins étendue, pour assurer l'exécution des lois; mais je veux que l'autorité du président soit retrempée dans une élection périodique et quinquennale.

« Je veux un corps judiciaire intègre, éclairé et indépendant, parce que sur son autorité repose l'application impassible de la loi, qui doit proléger : la liberté individuelle, la sécurité de la propriété, la discipline des associations, — sans lesquelles il ne peut y avoir ni ordre, ni société.

« Je veux la probité et l'intelligonce dans l'administration des finances , et pour cela : un l)udget réduit aux formes les i:)lus simples : unsijstcme d'impôts combiné de mmiiùre à exiger de chacun en proportion des garanties et de la protection qu'il réclame de la société, un système de dépense combiné de manière à ménager l'avantage de tous et non celui de quelques-uns, — à réduire le nombre des fonctionnaires, mais à rémunérer généreusement les services rendus à la société, — à assister tous les frères de la famille commune, en substituant l'intervention intelligente, productive de l'Etat, à la bienfaisance incertaine, inefficace DE LA CHARITÉ PRIVÉE.

« Ce que je ne veux pas :

« C'est l'oppRESsioN, sous quelque forme qu'elle se produise , parce qu'elle étoîilfe la liberté :

« C'est l'iNTiMiDATiON, dc quclquc masque qu'elle se voile, parce qu'elle est une atteinte à l'égalité ;

<t(]r sont les passions cupides, de quelque prétexte hypocrite qu'elles s'enveloppent, parc(î qu'elles poussent l'intrigue à la plactî du mérite, la haine à la place de la sympalhie fraternelle.

« Ces avantages, nous les aurons ; les périls, nous les écarterons, si chaque citoyen conçoit un juste sentiment de ses droits, un austère sentiment de ses devoirs.

« Telles sont mes convictions; si vous les partagez, si vous m'honorez de vos sullVnges, je le sens, /V// au cœur tout ce (ju il faut pour me maintenir à la hauteur de celte glorieuse mission. • L. DE LAUSSAT.

« Bernadels, le 19 mars 18/!|8. »

{Extrait de ia Presse.)

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

Le Commissaire du Gouvernement provisoire dans le département du Rhône ,

Vu Texportalion considérable de numéraire qui alleu depuis plusieurs jours, en dehors des besoins et des relations du commerce;

Vu les conséquences fâcheuses de celte exportation , dans un grand centre industriel,

Le trouble, notamment , qu'elle doit apporter dans le paiement des salaires ,

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