‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 219 sur 236 · BASSES-PYRÉNÉES · texte numérisé non relu

BASSES-PYRÉNÉES

« MiiS ciiiiRs Concitoyens ,

« Ilior en lulclle^ aiijoiird'hiii cmaiici/tés , encore quelques jours, et. tous, nous serons appelés à prendre parla l'acle le plus solennel de la souveraineté nationale ! Le 9 avril, chacun de nous ira déposer dans l'urne électorale les noms de ceux que nous jugerons les plus dignes d'aller peser sur les destinées de la l'ranee.

«Que voulons-nous?

« La liLerlé, l'égalité, les synipalijits lialernelle*.

«La liberté? c'est-à-dire le droit de faire tout ce que la loi ne défend pas, tout ce qui ne compromet pas les droits d'autrui, tout ce qui ne porte pas préjudice à la chose ])ubiiqiie.

« L'égalité? c*esl-à-dire une participation égale aux bénéfices et aux charges delà société; un droit égal devant la justice des hommes, comme nous avons un droit égal a.^^suré devant la justice de Dieu.

« Les sympathies fraternelles? c'est-à-dire cette ))ienveillance réciproque, solidaire, qtii est un refuge assuré, honorable, comme les atteintes de raclversité; celle lun'on qui, setde, peut garantir l'ordre moral et ujatériel au dedans, qui, seule, fail !a force de la patrie au dehors.

« Sul)lijnes principes, dont les germes furent déposée dans l'entendement de rhomm(; par I aulcur (hi monde, et (pii ont été développés dans son cieur par ren.^eignenu'nt religieux.

« Mais à 11 jouissance de ces droils imprescriptil)les, si souvent proclamés, si soivKNT MiicoNNis, Il iious faut dcs (iVRAMiis: et nos garanties, e'fst pour les stipuler dans le pacte fondamental que nous allons déléguer des mandaliin's aux(juels nous lérons le Iraiisporl de nolie puissance souveraine.

« iN'oble mission, dont j'ai mesuré la sainteté et les pt'iils ! Kt cependimi. j .->,• me présenter à vos sulfrages avec des convictions fondées sur une calme apprt^ cialion des exigences du présent, des utcessilcs dt* l'avenir, alferunes par Ttuergique résolution de les laire triompher. Vous avez le droit de leà connaître . il est de mon devoir de les professer devant vous sans restriction, en termes explicites,

« Dans quelles conditions constitulionn«'lles t herchci.u-i<' U'> •ir.uHii .. ,jue nous voulons?

« Dans les inslilutious i{riiioir(iii<iurs : parce (piclles lunl j)ljce aux - di«

lon^ \cȕii[cvc[^-, parer (ju'r/h's (issinriit r(iir cl la /uiiiiciT II touirs Ic^ . . /c

triomphe à toutes ics vcritca. .le ne me dissiaiulo pas que celle liausiUou subite

de nos habitudes d'isolement à la vie commune puisse donner l'essor à de fougueuses manifestations, puisse exciter une expansion désordonnée de certaines idées déréglées. MAIS JE NE M'EN El< FRAIE PAS; bientôt les aspérités, les agitations s' émouveront par le frottement ; la valeur des choses et des hommes se classera d'après leur mérite. Et nous donnerons alors au monde étonné le spectacle d'une grande nation entraînant après elle la civilisation et les progrès de l' humanité.

i Je veux donc les institutions démocratiques, maisye les veux sincères et avec

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