‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 230 sur 236 · BOULEVARD MONTMARTRE, 10, PASSAGE JOUFFROY · texte numérisé non relu

BOULEVARD MONTMARTRE, 10, PASSAGE JOUFFROY

Le Club de la Garde Nationale, aux Citoyens Gardes Nationaux non encore inscrits dans leurs Compagnies,

Nous sommes tous Gardes Nationaux, tous, nous devons assurer l'ordre dans la liberté ; cependant il est encore plusieurs d'entre vous, qui ne se sont pas fait inscrire dans leurs compagnies. Nous venons vous inviter à le faire immédiatement.

Habillés ou non, tous les Gardes Nationaux sont frères, parce que la Garde Nationale est le peuple armé.

Ne vous laisse/ donc pas arrêter par le défaut de costume ; le cœur bat aussi bien sous la blouse que sous la tunique. Au surplus, dans quelque jours, nous serons tous en uniforme. La République donne les habits aux citoyens Deu aisés, et comme l'a dit, avec une éloquence partie du cœur, le noble enfant du peuple, le citoyen capitaine élu de la Garde Mobile que nous avons applaudi I avec tant d'enthousiasme à la dernière séance de notre club : La République en habillant ses enfants ne leur fait pas l'aumône, elle remplit un devoir^ il est donc I glorieux d'être habillé par la République.

Venez donc dans nos rangs. Citoyens, les élections vont avoir lieu, les listes seront closes dans quelques jours ; inscrivez-vous afin de voter. Que le choix des chefs soit alors l'expression véritable des sentiments de la Garde Na* j tionale.

! Qu'aux élections, comme plus tard, la Garde Nationale se montre ce qu'elle

j est, nombreuse, amie de l'ordre, et avant tout, sincèrement dévouée à la ' République.

Vive et la République !

l Salut et fraternité.

I CHAMBAUD, président; MARC-AUREL, secrétaire;

f GAILLARD, ROLLAND, ENNE, trésoriers; MOREAU.

20 mars 1848.

l'ari^•. — Marc-Aurel, iiriprimeiir du nllub de la Garde nationale, rueRicher, 12.

La seconde assemblée des ouvriers pour préparer les recherches, parmi eux , des représentants à l'Assemblée Nationale , aura lieu demain soir à 8 heures salle Chabrol, sous le titre de Club des TRAVAILLEURS-UNIS.

Nos frères, les Ouvriers du Faubourg Saint-Antoine et de tous les quartiers sans exception, sont prévenus que le Club des Travailleurs-Unis ira fraterniser avec eux. Jeudi soir, à 8 heures, place Royale (au Marais) ;

En conséquence, tous les Travailleurs, sans distinction d'état, qui désireraient envoyer des Représentants à VASSEMRLÈE NATIONALE , sont invités à se trouvera ce rendez-vous pour entendre le développement de nos principes, et recevoir l'oftre de notre concours pour leurs nominations , et pour les nôtres , la demande de leur appui fraternel.

Venez mille , Venez dix mille , Venez tous , l'union fait la force , et, si nous le voulons réelh;ment et pacifiquement, aucune puissance au monde ne sera aussi respectable que la nôtre , car nous avons pour boulevart la Justice Naturelle , la Raison, l'Humanité, notre modération et l'irrésistible force de notre nombre.

Au nom des 800 Ouvriers qui composaient la première réunion,

te Président provisoire^

MORIOT, ouvrier.

OUVRaEHS,

Nous venons encore une fois de reconquérir notre liberté.

11 faut cette fois que nous sachions la maintenir et l'organiser.

Pour cela , il faut absolument nous voir, nous entendre , nous expliquer tous . et nous unir tellement, que nous n'ayons plus désormais qu'une seule et même volonté.

Si nous ne nous concertons pas, si nous laissons prendre l'initiative aux coteries de toutes classes qui vont chercher à nous exploiter, à surprendre nos voix, la Révolution que nous venons de faire tombera encore dans les poches des faiseurs de discours. Sous une autre forme de gouvernement , 18/iS nous échappera comme 1830. Les intrigants seuls en profiteront, et dans 10 ou lô ans. quand ils nous auront lassés, ce sera encore pour nous une révohition à refaire.

Nous pouvons éviter ce péril : SOYONS DÉFIANS!...

En 1830, comme aujourd'hui, nous avions reconquis notre liberté! nous l'avions confiée aux Censitaires... Qu'en ont-ils fait pendant 17 ans? Dans quel état était la France, le 2/t février, quand nous l'avons arrach'-e de leurs mains? QU'ILS RÉPONDENT!

Ils l'avaient vendue au Pouvoir pour des Places, pour des Croix, pour des Pensions, des Bureaux de Tahae, des privilèges de Th«Vitre...

Honte aux troiicanli de U liJxîrté l ILS ÎSE PtlVENT PUS NOUS GOU- VKllNEKl

Ouvriers , mes frère» en travail , en probité et en pauvreté , unissons-nous ! Sachons fonder en Pr.inre un ini|H'riksa|)le r^^'iie de loyauté, d'honneur et de raison, et appu\Oli''-I'^ -ur riniiiu iliN- for**» dr luilrr iiiiion ri (le iioirc \o|(inté,

Nouj» allons ilire un» n j>ii fcrul.iiit.-» ; l.la^'UOD.i loul ce (jui a< lail p i.> iiauchefiient ave<; iiouh m nui la révolution, Hepousxuis Irs timides et «(iwixoriues dévouements du lendemain. Nous seuls, soldats des barricades, nous seuls nour> riciiTs de la nation , nous seuls , \rai Peuple eidin , pou\ons \ouloir iernteni<'nt diléndrr Irn vrais drrjil>dri INiipI"- i-l >auvrr x.i liberté. Il faut <juu les onvrieih «lu départruieiit da la S<>in« iioniniunt pour députés au moins vin^l ouvriers, ;>;*}> parmi eiu. Il faut rpte la blouM* de l'ouMier entre sans honte et sans ( rainte à rAHMMiibli e iNationali-. Il laul i(u'(!lle aillr a la tribune , «tIio d(f nos on/e cent mille voii,é|nnnnr et rassurer le moiidi; par la raison, la iernu'té et la modération de *oii lanpape. Il faut enliu cpi'elle aille y faire triompher nos droits et nos réclamations jusqu'il ce jour trop méconnus.

Tons les Ouvriers, tous les bons citf>yens, sont priés de nous prêter leur ronronrs indis[>ensabl(; pour In p ulisation «lu but cpie nous nous proposons, l)nt imniensj* ! Car il aura jiour r«-»nltat h- maintien du «Iroil «lont jouissent déjà les Ouvriers, et l'accpiisition de tous les droits non\ean\, conciliables avec {OUUUE rpie nous voulons tous, avec l'intérêt général de l'Industrie et «lu C.immerce (sans lesfpiels il n'y a pas «h- tbanam), et le ///.s7'/.7 / /;/; l.\ Plifn'IUlTi:, il aura pour résultat «le fair<' cesser «lie/ les citoyens tin»i(l«'s la crainte ni il lon«l« «• (pic leur inspire un passé (|ui n'est plus et qui ne p«Mil plus être, parce «pie nous n'en voulons pas plus cjn'«'U\. Kniin , il aura pom- résnhat srtr et prompt «le «lissip«'r les craintes «les rlas?<*s b)rtnn«es, ru leur .ipprenant, a nous connaître ; «'t , puisque les balles de la rue Ilichelieu . puisfpn* les écriteaux ininmants attaches par (les ouvriers Hiir la poitrine «les justicies du peuple, n'ont p.is suffi pour nous faire appr«ci«T par elles , aujonid'hui c'est i\ la tribune de lA'isembli e Nationale f|UO nous voulons leur commandtT la (lonrionco, l'Estime et le lleipect.

Ouvriers! .Nous qui connaissons notre cœur, nous nous en sentons di^'nes!

jnv. |»«ri», loip. CH il. / .Ir JilAl I.IU; r. RK.NUl. ru« U-iù^ul, »-il.

Liberté, Égalité, FraterwitéI

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