‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 42 sur 236 · Souillé, docteur en droit à Rheims · texte numérisé non relu

Souillé, docteur en droit à Rheims

Vitry. — liup, de F.-Y. Bilscb, grande rue Devaux.

Electeurs du Var,

Des élections générales se préparent, jamais situation si grave n'exigea de la part de tous autant d'abnégation et de dévouement.

Pour que notre belle patrie échappe aux orages dont elle pourrait être menacée, choisissons des représentants sincèrement attachés à la République, amis de l'ordre, et bien pénétrés de l'idée qu'il n'y a ni liberté ni société possibles sans lui.

C'est à ce titre que je me présente à vous, Concitoyens, et j'ai la confiance que ceux qui me connaissent ne me le refuseront pas. 11 savent que toute ma vie au premier rang des amis de la liberté, je l'ai toujours voulue avec l'ordre, avec le respect dos personnes et des propriétés.

Mon antipathie bien connue pour le gouvernement corrupteur et corrompu, dont la révolution du 2/t février a fait si prompte et si éclatante justice, m'a fait accueillir la République avec joie, et avec la certitude qu'elle ouvrirait pour la France une ère de bonheur et de gloire.

La devise que la République a écrite sur son drapeau a toujours été gravée dans mon cœur : Liberté, égalité, fraternité.

La République a donc toutes mes sympathies.

Je la veux grande, forte, protégeant tous les droits et tous les intérêts légitimes, ceux des ouvriers comme ceux des maîtres, favorisant le développeaient de l'industrie et l'amélioration de l'agriculture, se faisant aimer et respecter au dedans comme au dehors, sachant se faire craindre de ses ennemis si elle en avait, mais évitant de s'en faire par la moralité de son gouvernement et la grandeur de ses institutions.

Je la veux avec la liberté de discussion, la liberté de la presse, la liberté de conscience, en matière politique comme en matière religieuse. Je la veux avec toutes les libertés que la raison publique a le droit d'exiger, mais je la veux sans la licence, car la licence amènerait le désordre, et je ne voudrais pas que la violence vînt remplacer la corruption.

Je veux l'économie la plus rigoureuse dans la dépense des deniers publics, la suppression des cumuls et des sinécures, la réduction du nombre et du traitement des hauts fonctionnaires, afin que le gouvernement ne soit pas dans la nécessité de mettre d(î nouveaux impôts, et pour que, dans l'avenir le plus rapproché, ceux qui existent soient diminués.

Je désirerais qu'il fût possible de supprimer l'impôt sur les boissons, mais si TRlot ne j)oul se passer d'un revenu aussi important, je voudrais au moins que l'on abolit l'exercice cl le droit de circulation, de manière à ce que le peuple n'eût plus à soullVir des vexations.

Enfin, dévoué de cœur à rinlérètdemon pays, j'appuierais avec empressement tout c(; (|ui me paraîtrait pouvoir contribuer à son repos, à son bonheur et à sa gloire.

Ce n'est point dans des vues d'intérêt personnel que je sollicite la députation, je n'ai point d'emploi salarié, et je n'en accepterai jamais ; être utile à mon pays, voilà toute mon ambition, l'honneur de le représenter me parut toujours la récompense la plus belle que puisse désirer un cœur vraiment patriote, elle remplirait tous les vœux du mien, c'est à vous de décider si j'en suis digne,

Augustin ALLEMAN, , Banquier à Draguignan.

Draguignan, imprimerie de H. Bernard.

ClTOYEiNS,

La monarchie n'est plus.

Quelques jours encore, et la République sera solennellement proclamée ! La Révolution est-elle faite? Non ; elle est à faire. Que j'arrive à l'Assemblée Constituante, cette Révolution se fera !

Les bases de l'édifice social reposeront désormais sur la Liberté! l'Égalité 1 la Fraternité !

Une vie nouvelle va commencer pour 32 millions de Français, privés jusqu'îî ce jour de l'égalité des droits, bienfait qu'ils tenaient de Dieu.

I^e crime originel est effacé. Les enfants de Gain, loin de frapper au front les enfants d'Abel, leur ouvrent leurs bras noircis par le soleil, amaigris par le travail et la souffrance.

Que les 900 mandataires de la Nation comprennent bien, se pénètrent bien de la magnanimité du PcujdIc !

Pour moi, en face de vous tous qui m'écoulez, je déclare que j'ai toujours été républicain; que jusqu'au moment suprême je servirai, je défendrai la République en homme intègre, en citoyen dévoué; que j'appliquerai toutes les forces de moname et de mon intelligence à féconder le champ de la liberté, de l'égalité, de la fraternité.

Je déclare que jamais, à quelque titre que ce soit, je n'ai pris un ctMitime à la fortune publique. Je déclare que je n'accepterai aucune place.

Liberté ! Egalité! Fraternité!

Vous êtes ma foi, mon espérance

Que si jamais je manque à votre culte, je sois frappé par mes conciloveuâ.

DELARERGE,

Doctein- en médecine.

Membre fondateur des Amis de la Liberté de la Presse, Membre des Comités électoraux, Secrétaire du comité directeur, Un des fondateurs du Carbonarisme, Combattant et décoré de Juillet,

Président actuel du Comité de Surveillance des Décorés, Membre de la Société Démocratique centrale. Belleville, imp. de Galban.

aMesse

DES CITOYERfS FRANÇAIS A CADIX

^A leurs frères de Paris et de la France.

Cadix, mars 1848.

AU PEUPLE

La grande voix des peuples a déjà porté au bout de l'Espagne le triomphe du peuple français.

Nous avons accueilli avec enthousiasme la victoire de nos frères, vaillants défenseurs du droit et de la liberté; nous nous confondons en un sentiment commun d'admiration et de reconnaissance pour les libérateurs de notre chère patrie.

La France, qu'une honteuse et perfide politique voulait associer aux coupables projets de l'absolutisme, va reprendre sa mission sacrée en élevant sur la terre le îhmibeau de la liberté.

Honneur! honneur à vous, nobles enfants du peuple, dignes fils de notre glorieuse France; le monde entier admire la grandeur de votre courageux dévoùment à la sainte cause de l'humanité.

Votre patriotisme a de nouveau consacré ces vérités éternelles :

Liberté, Egalité, Fraternité.

VIVE LA RÉPUBLIQUE I

Signé : A. ROCHE, X. SEBILE, F. ARCIMLS, V. ROCHE, A. BARTHOU, G. BEZARD, T. PLAUTIÉ. RAUSCH, CHAMOUILLEÏ, ISIDOR, GUILLAN, ODDAZ- BERTHON, SEGUIN, GIRAUD , HORTON, J.

GON, L. GUILBAU, A. GHAMBARD, MARCET, POISOT.

Au Peuple Parisien.

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