LES BŒUFS
C'est l'heure où la nuit pose, en montant vers les cieu\ Son pied sur chaque mont comme sur une marclic; Et, déchirant le soir du cri de ses essieux. Un char de foin a lair d'une meule qui marche.
Deux bœufs traînent ce char, et, de leur front te lu, Ils poussent en avant, les cornes abaissées ; Chacun d'un tablier de toile est revêtu, Qu'on voit en bas frangé de ficelles tressées.
Cette frange descend sur leurs genoux noirauds Pour éloigner, pendant les chaudes matinées Oïl des bourdonnements s'échappent des sureaux. Le harcèlement bleu des mouches obstinées.