A, LA MEME
Autour de la paroi transparente du cône, Plus d'un monstre hagard
Vient tourner, attiré par le beau piège jaune, Le flaire, et puis repart.
Mais, franchissant le cercle où l'on voit luire, au centre,
Le cuivre de ton pied, Plus d'un autre, saisi dans le moment qu'il entre.
Tombe sur le papiei*.
C'est là qu'ils tomberont, autour du pied de cuivre,
Tous ces rêves, en rond!
Et c'est, quand on voudra les obliger à vivre.
Là qu'ils résisteront!
Car c'est sous l'abat-jour que se dore et se crée.
Tremble et se circonscrit, Le champ mystérieux d'une lutte sacrée
Sans armes et sans cri.
Allons, lampe, venez ! que d'un sage couvercle
On rabatte vos feux; Et que sur cette table apparaisse le cercle
Humblement merveilleux !
l8 LES MUSARDISES.
Le cercle se dessine. Attendons que tout dorme; Puis, forçons, quand tout dort,
La pensée à venir se battre avec la forme Dans cette arène d'or.
C'est pour cela qu'on vit, pour amener, de l'ombre
Dans ce rond de lueur.
Des rêves... deux ou trois... on ne sait pas le nombre.
C'est pour cela qu'on meurt.
Les couronnes ne sont, que semble, sur les tempes, Un dieu brusque apporter.
Que ce qui, du halo quotidien des lampes, A fini par rester.