CATHEDRALE DE COLOGNE
Dessin de H. Toussaint.
un long intervalle n'a été terminée que tout récemment. A l'intérieur, au contraire, l'aspect a de la grandeur et de l'unité. La belle ordonnance du plan, la hardiesse de la voûte, l'immensité de la nef et l'élégance de ses proportions, la noble simplicité de l'ornementation, tout concourt à produire sur le visiteur une impression saisissante. Quelques-uns des vitraux de la nef, dus à des élèves d'Albert Durer, sont d'intéressants spécimens de l'art allemand du xvie siècle. Les verrières du chœur, beaucoup plus anciennes, ont aussi plus d'éclat
et de beauté et rappellent celles de - — ■ .-■- :r-.r- /--- ~ "~T?- la Sainte- Chapelle. Malheureuse-
ment leur nombre étant trop restreint pour garnir ces immenses baies, il a bien fallu les compléter par des copies faites à Berlin ; mais quoique l'habile et consciencieux architecte du Dôme, M. Voigtel, eût pris soin d'envoyer aux fabricants les modèles auxquels ils devaient se conformer dans leur travail, on imaginerait difficilement l'effroyable crudité et l'aspect criard de ces désastreuses imitations. Dans les bas-côtés, d'autres vitraux provenant de Munich et conçus dans un style tout moderne sont traités avec plus de goût et offrent des colorations plus harmonieuses.
Les chapelles disposées autour du chœur renferment entre autres ouvrages remarquables des tombeaux d'archevêques, la châsse des Rois Mages, travail d'orfèvrerie, d'une richesse merveilleuse, exécuté vers la fin du xne siècle, un ancien plan de la façade de la cathédrale1, et surtout le célèbre tableau de maître Stephan, le Dombild, dont